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dimanche 7 septembre 2014

[Publication] Recueil de poésie : Elements

Je vous en parlais dans mon article de l'après-midi, voici le recueil auquel j'ai participé pour les Songes du crépuscule.




Il est disponible sur la page Facebook des Songes en différents formats : PDF, Mobi et Epub.

Bonne lecture !



samedi 19 avril 2014

Haiku de saison

J'aime le changement. En témoigne encore une fois ma couleur de cheveux.
Mon blog aussi.
Une fois n'est pas coutume, j'aime varier les plaisirs. J'espère que cela vous plaira !

Ode au Japon donc.


Je ne résiste donc pas à vous offrir un petit haiku de ma composition.

Au fil des mois
Les saisons défilent
Changement de peau.


Belle journée cher vous toutes et tous !


mardi 25 février 2014

[Chronique] De l'autre côté du mur ~ Agnès Marot


Titre :  De l'autre côté du mur
Auteure : Agnès Marot (ou Aelys pour les grenouilles)
Editeur : Les éditions du Chat Noir
Nbre de pages : 316

Ce que vous y trouverez :

- l'art et la science déclinés sous plusieurs formes
- des personnages attachants, hauts en couleurs
- de la poésie et de la complexité

Ce que vous n'y trouverez pas :

- des créatures du bestiaire de l'imaginaire
- de la noirceur à chaque page
- des batailles épiques sur de fiers destriers

4ème de couverture :

Pour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.
Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?
Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?
Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…

Mon avis :

Que dire ? Je n'ai pas de mots pour définir l'état dans lequel j'étais à la lecture de la toute dernière phrase. Je pense être passée par tous les stades durant cette découverte.
Tout d'abord parce que la plume d'Agnès est empreinte de poésie et d'un certain lyrisme pour décrire les émotions des personnages et plus particulièrement cet Art qui fait vibrer chaque cellule du corps de Sibel. Quelle majesté, quelle brillante écriture ! Sa plume vous emporte sans nul doute !

Si je reconnais avoir eu du mal quand Sibel découvre pour la première fois Aslan en me demandant où tout cela allait m'emmener, ce sentiment a été balayé d'un geste rapide de la main.

J'ai fait une pause dans ma lecture pour me plonger dans le travail et l'écriture personnelle et quand j'y suis revenue hier, j'ai lu la moitié du livre d'une traite. J'ai dû abandonner la lecture pour vaquer à mes occupations quotidiennes mais ce matin, je m'y suis replongée avec grand bonheur. J'avais hâte de retrouver Sibel, Aslan, les coulisses, les Mères et les Pères, les Maîtres.

Attention, spoilers inside.
 
L'histoire est dépaysante, les problématiques prennent tous leur sens dès lors que Sibel est confrontée à la douleur, dans sa chair et son coeur quand le fouet s'abat sur elle. J'ai retenu mon souffle au moment où j'ai lu cette horrible scène (fort bien rendue !). 
Et que dire du moment où Sibel se représente devant les Maîtres pour nous entraîner dans une danse des plus expressives, où l'on peut percevoir quasi chaque mouvement de Sibel. J'ai été impressionnée par la qualité de la description - immersive au possible - et la tension dramatique de l'ensemble. On ne lit pas l'histoire, on la ressent, on la vit. On se réjouit avec elle quand elle reçoit la réponse d'Aylin, on ressent toute l'ambiguïté de ses émotions envers l'inconnu et ce qu'elle apprend de la bouche des Maîtres et de Pakize ou encore Rana. On se surprend à serrer les poings ou sourire béatement quand les sentiments se révèlent ou qu'Aslan se dévoile. 
Et quand vient le soulèvement, quand tous les espoirs les plus enfouis, les plus inavouables des uns et des autres peuvent enfin se faire entendre... quel punch ! On a envie de leur crier d'y aller, de courir dans les hautes herbes. Bref, on vibre.

Nul besoin de dire que cette lecture est un coup de cœur. Et je ne peux que vous encourager vivement à découvrir "De l'autre côté du mur".

Le plus :

Les références d'Agnès pour les ouvrages ou les choses qui l'ont inspirée d'une manière ou d'une autre, de loin ou de près, ce merveilleux récit. Sans oublier la splendide couverture de Catherine Nodet !

dimanche 10 novembre 2013

L'art de la déclamation (Partie II) : Hommage à Verhaeren

Parmi tout ce que Daphné m'a appris (voir mon billet précédent), elle m'a transmis sa passion pour les textes d'auteurs belges. Des textes empreints de mélancolie, mais pas seulement. Je vous en citerais quelques-uns mais je ne résiste pas à vous livrer un en entier. C'est un des poèmes qui m'a sans doute le plus marqué.

Il s'agit de La crypte d'Emile Verhaeren.


Égarons-nous, mon âme, en ces cryptes funestes,
Où la douleur, par des crimes, se définit,
Où chaque dalle, au long du mur, atteste
Qu'un meurtre noir, à toute éternité,
Est broyé là, sous du granit.

Des pleurs y tombent sur les morts ;
Des pleurs sur des corps morts
Et leurs remords,
Y tombent ;
Des cœurs ensanglantés d'amour
Se sont jadis aimés,
Se sont tués, quoique s'aimant toujours,
Et s'entendent, les nuits, et s'entendent, les jours,
Se taire ou s'appeler, parmi ces tombes.

Le vent qui passe et que l'ombre y respire,
Est moite et lourd et vieux de souvenirs ;
On l'écoute, le soir, l'haleine suspendue ;
Et l'on surprend des effluves voler
Et s'attirer et se frôler.

Oh ! ces caves de marbre en sculpture tordues.

La vie, au-delà de la mort encor vivante,
La vie approfondie en épouvante,
Perdure là, si fort,
Qu'on croit sentir, dans les murailles,
Avec de surhumains efforts,
Battre et s'exalter encor
Tous ces cœurs fous, tous ces cœurs morts,
Qui ont vaincu leurs funérailles.

Reposent là des maîtresses de rois
Dont le caprice et le délire
Ont fait se battre des empires ;
Des conquérants, dont les glaives d'effroi
Se brisèrent, entre des doigts de femme ;
Des poètes fervents et clairs
De leur ivresse et de leur flamme,
Qui périrent, en chantant l'air
Triste ou joyeux qu'aimait leur dame.

Voici les ravageurs et les ardents
Dont le baiser masquait le coup de dents ;
Les fous dont le vertige aimait l'abîme
Qui dépeçaient l'amour en y taillant un crime ;
Les violents et les vaincus du sort
Ivres de l'inconnu que leur offrait la mort ;
Enfin, les princesses, les reines,
Mortes - depuis quels temps et sur quels échafauds ? -
Quand le peuple portait des morts, comme drapeaux,
Devant ses pas rués vers la conquête humaine.

Égarons-nous, mon âme, en ces cryptes de deuil,
Où, sous chaque tombeau, où, dans chaque linceul,
On écoute les morts si terriblement vivre.
Leur désespoir superbe et leur douleur enivrent,
Car, au-delà de l'agonie, ils ont planté
Si fortement et si tragiquement leur volonté
Que leur poussière encore est pleine
Des ferments clairs de leur amour et de leur haine.
Leurs passions, bien qu'aujourd'hui sans voix,
S'entremordent, comme autrefois,
Plus féroces depuis qu'elles se sentent
Libres, dans ce palais de la clarté absente.

Regard d'orgueil, regard de proie,
Fondent l'un sur l'autre, sans qu'on les voie,
Pour se percer et s'abîmer, en des ténèbres.
Autour des vieux granits et des pierres célèbres,
Parfois, un remuement de pas guerriers s'entend
Et tel héros debout dans son orgueil, attend
Que, sur son socle orné de combats rouges,
Soudain le bronze et l'or de la bataille bougent.

Tout drame y vit, les yeux hagards, le poing fermé,
Et traîne, à ses côtés, le désespoir armé ;
L'envie et le soupçon aux carrefours s'abouchent ;
Des mots sont étouffés, par des mains, sur des bouches ;
Des bras se nouent et se dénouent, ardents et las ;
Dans l'ombre, on croirait voir luire un assassinat ;
Mille désirs qui se lèvent et qui avortent,
D'un large élan vaincu, battent toujours les portes ;
L'intermittent reflet de vieux flambeaux d'airain
Passe, le long des murs, en gestes surhumains ;
On sent, autour de soi, les passions bandées,
Sur l'arc silencieux des plus sombres idées ;
Tout est muet et tout est haletant ;
La nuit, la fièvre encore augmente et l'on entend
Un bruit pesant sortir de terre
Et se rompre les plombs et se fendre les bières !
Oh, cette vie aiguë et toute en profondeur,
Si ténébreuse et si trouble, qu'elle fait peur !
Cette vie âpre, où les luttes s'accroissent
A force de volonté,
Jusqu'à donner l'éternité
Pour mesure à son angoisse,
Mon cœur, sens-tu, comme elle est effrénée
En son spasme suprême et sa ferveur damnée ?

Soit par pitié, soit parce qu'elle
Concentre, en son ardeur, toute l'âme rebelle,
Incline-toi, vers son mystère et sa terreur,
Ô toi, qui veux la vie à travers tout, mon coeur !
Pèse sa crainte et suppute ses rages
Et son entêtement, en ces conflits d'orages,
Toujours exaspéré, jusqu'au suprême effort ;
Sens les afflux de joie et les reflux de peine
Passer, dans l'atmosphère, et enfiévrer la mort ;
Songe à tous tes amours, songe à toutes tes haines,
Et plonge-toi, sauvage et outrancier,
Comme un rouge faisceau de lances,
En ce terrible et fourmillant brasier
De violence et de silence.
 

Dans la troisième partie, je vous présenterai un poème cher à mon cœur de Georges Rodenbach.



L'art de la déclamation (Partie I)

Quand j'étais enfant, j'ai suivi des cours de déclamation avec une prof qui m'a donné l'envie de faire du théâtre et de la poésie. Cette femme, forte de son savoir et de sa passion, m'a transmis la passion de la déclamation à son tour.

Après quelques années et ma participation à une reconstitution histoire de la légende de Marotte et Ligère en 2003, j'ai décidé de m'inscrire à l'Académie de musique et des arts parlés de La Bouverie dans la foulée. Finalement, je revenais à mes premiers amours pour la littérature et la poésie.
C'est là que j'ai eu l'immense chance de rencontre un nouveau professeur dynamique et passionné, Daphné Cornez. Femme pleine d'imagination, de ressources, de dévouement pour sa passion. Elle a été un moteur pour toujours se dépasser et m'a fait faire des choses hallucinantes : un gueux, une danseuse du ventre, danseuse de bignou (je vous épargne l'air, c'est tellement entraînant que vous me maudirez ensuite !), un des 12 fantômes premiers rôles lors de la reconstitution de la bataille de Malplaquet avec son spectacle "La nuit des fantômes" dont voici une photo ci-dessous.



Bref elle m'a permis de me dépasser. Encore et encore.

(Fin de la première partie)
 
 


mercredi 11 juillet 2012

Recueil de poésie

Bientôt ! La sortie approche à grands pas après des mois de préparation, Kaliom Lud a presque bouclé la mise en page ! Quel beau travail d'équipe et quelle joie d'avoir fait partie de cette aventure !

Je vous en dirai plus dans quelques jours !
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