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mercredi 16 mars 2016

Le retour du grill ! Clap 1ère : Agnès Marot

Voici venir le retour du grill ! 

A chaque rendez-vous, j'aurai le plaisir de recevoir un nouvel  invité sur mon divan pour une discussion sur l'écriture, l'actualité livresque ou autre de mes invités... bref de quoi vous donner envie de les découvrir, les suivre, et apprendre des tas d'informations sur eux !

Aujourd'hui, j'inaugure la cuvée 2016 avec une invitée-canaille, douce et agréable, une personne avec qui discuter est un plaisir: Agnès Marot.



Bonjour Agnès ! Quel plaisir de te recevoir sur mon blog ! Installe-toi confortablement !

Merci ! Je suis ravie d’être là ! Je prendrai un thé noir épicé et un peu de chocolat, si tu veux bien… 

Avec plaisir !  Je vais nous en préparer dans ce cas. Alors, dis-moi. Tu as de nombreuses cordes à ton arc, passant de récit hommage à la danse ou encore à la famille. Est-ce une volonté de ta part de te diversifier mais en gardant un certain lien avec des éléments de ton quotidien comme la danse ou les relations familiales ?

C’est surtout une question d’envie. Quand j’ai abordé un sujet, je n’ai pas envie d’y retourner : j’ai dit ce que j’avais à dire, et je préfère passer à autre chose. Chaque roman est tiré de quelque chose qui me tient à cœur – et qui est donc forcément lié à mon quotidien, à quelque chose que j’ai vécu ou que je connais bien.
C’est ce qui fait le terreau de mes histoires ; après, bien sûr, je change beaucoup de choses, de sorte qu’aucun roman ne raconte ma vie. Mais je m’inspire toujours de la réalité pour construire mes récits, c’est ma façon de les rendre plus vivants, plus proches de mes lecteurs. Je me dis toujours : si ce truc-là est important pour moi, il doit l’être aussi pour une partie des lecteurs. J’ai envie de partager avec eux ce qu’il m’inspire.

Tu as déjà plusieurs romans à ton actif et, personnellement, je trouve qu’aucun ne ressemble à un autre, ils ont chacun leur identité propre. Comment gères-tu le travail sur un nouveau roman ? Les autres t’inspirent-ils dans ta façon d’aborder la narration ou est-ce quelque chose qui te porte là où le vent te mènera ?

C’est plus une question de feeling. Ce qui m’intéresse, dans un roman, c’est avant tout les personnages et leurs relations, leurs émotions ; j’essaie donc de choisir la narration qui me permettra de les mettre le plus en valeur, que je l’aie déjà utilisée avant ou non.
Par exemple, je n’aime pas écrire en narration omnisciente, passer d’un personnage à l’autre selon les besoins ; je trouve qu’on ne se confronte pas assez aux questions terribles qui se posent dans les relations humaines. Que pense l’autre, pourquoi agit-il ? Ces questions ont toujours une forte influence sur les choix des uns et des autres, et c’est là-dessus que j’aime jouer.

Dans La Couleur de l’aube et Notes pour un monde meilleur, justement, je joue sur deux points de vue internes qui s’opposent et s’entremêlent, et me permettent de montrer une même scène sous deux jours complètement différents, avec des enjeux qui varient pour chaque point de vue. Le Secret des Bois-Noirs, pour les plus petits, se prêtait plus à la focalisation interne (3e personne du singulier, mais on est focalisé sur un personnage en particulier), parce que j’allais moins en profondeur dans la psychologie du personnage et je me concentrais sur les interactions du groupe de cousins.
En général, le choix se fait assez vite, assez naturellement.

Quand tu es en phase de premier jet, comment te prépares-tu ? Es-tu plutôt jardinière ou architecte ?

Jardinière, à fond ! Avant de commencer à écrire quoi que ce soit, je laisse le sujet mûrir pendant des mois dans ma caboche. Les idées s’entremêlent, j’en oublie certaines (elles devaient être mauvaises ;-) ), d’autres s’ajoutent sans que je sache encore comment les lier. Je commence à entendre la « voix » de mon personnage principal, à dessiner son caractère.
Et puis un jour, pouf ! Tout se met en place. Je suis prise d’une sorte de frénésie pendant laquelle, en une heure ou deux, je pose les grandes lignes du roman (situation initiale/enjeux pour le perso / courbe d’évolution du personnages, évènements principaux / résolution finale). Ca fait moins d’une page, en général. Là, je laisse encore reposer jusqu’à trouver le temps d’écrire ; en général, c’est Muse qui décide que je ne peux plus attendre, quand les scènes se bousculent trop dans ma tête et qu’il faut que je m’y mette. D’ailleurs, je suis précisément à ce stade de mon prochain roman YA.

Certains auteurs ont besoin d’une atmosphère qu’ils qualifient de propice pour écrire. Quelle est la tienne ?

Ça dépend. Quand je me lance dans un nouveau projet, j’ai besoin de calme, et de longues heures dispo devant moi pour avancer en prenant mon temps. Dans mon fauteuil, avec le matou qui ronronne sur les genoux et le thé chaud.

Une fois le projet lancé, je peux écrire à peu près n’importe quand et dans n’importe quelles conditions pourvu que j’aie une heure devant moi. Des fois, quand j’ai du mal à me concentrer ou que le silence me pèse, je mets un casque avec de la musique dans les oreilles, ça donne un élan particulier à la scène.

Tout le monde sait que bon nombre d’écrivains ont une petite boule de poil à leur côté, qui souvent leur mènent la vie dure quand ils décident que leur maître n’écrira pas du tout. Fais-tu partie de ceux-là ? (moi je connais déjà la réponse, mais peut-être pas tout le monde !)

Voui ! Il y a un peu plus de trois ans, j’ai accueilli une merveilleuse panthère de poche à la maison, toute mignonne, toute flipette, qui passe son temps soit à me demander de jouer avec elle en déposant ses jouets à mes pieds, soit à roupiller sur mes genoux. Oh, elle fait aussi super bien la star avec mes romans…


Tu jongles entre différentes casquettes au quotidien. De l’auteure en passant à l’éditrice, tu disais justement sur ton blog ne pas être une sur-femme. Mais n’est-ce pas un peu complexe au quotidien ? Quelle est ta stratégie miracle ?

C’est parfois un peu compliqué, c’est sûr, et comme je le disais sur le blog ça demande souplesse dans le planning pour s’adapter aux imprévus, et organisation pour ne pas confondre tous les projets et les dates de rendu. 

Ma stratégie, c’est de faire un planning et une liste de choses à faire par jour/par semaine, et de le tenir. Et dans les moments de bourre, de remettre à plus tard tout ce qui n’est pas urgent (il m’arrive de délaisser le blog, par exemple, comme en ce moment, ou d’être moins présente sur les réseaux sociaux, ou de prendre un peu de retard dans la lecture de manuscrits…)

Oh, et de ne jamais négliger le sommeil ou les loisirs. J’essaie de ne pas travailler le weekend par exemple, en fait c’est même rare que je touche à l’ordi à ce moment-là. De toute façon, quand j’ai pas assez dormi, je suis bonne à rien ^^


Ton nouveau roman, I.R.L., va paraître en avril 2016 chez Gulfstream. J’imagine aisément que tu es que tu es plus que contente ! 
Une présentation en quelques mots pour nous mettre l’eau à la bouche ?
Bien sûr que je suis contente !!! En plus, l’équipe fait un super boulot, c’est génial de bosser avec eux.
Pour la présentation, vous pouvez bien sûr lire le 4e de couverture.

Mais, pour les curieux, il s’agit de l’histoire de Chloé, une ado ordinaire amoureuse d’un garçon ordinaire… jusqu’au jour où elle découvre des caméras partout dans la ville. Et qu’elle est la seule à les voir. Elle remarque alors des choses étranges qu’elle n’avait jamais questionnées, réalise qu’elle agit parfois de manière totalement incongrue et l’oublie aussitôt ; tout lui semble soudain beaucoup moins ordinaire.
Et puis, elle se met à recevoir des mails anonymes d’un mec un peu flippant, « L. », qui lui explique qu’elle est en fait le personnage d’un immense jeu vidéo. Ce qui ne va pas lui plaire – mais alors pas du tout !

Petite indiscrétion à présent. Je sais que tu travailles sur un projet secret pour les éditions Play Bac. Peux-tu nous donner un petit indice (tu vois, je joue beaucoup sur le petit ^^ Et j’ai du bon chocolat belge à monnayer au cas où… et du thé également !) ?

Aaaah je ne résiste jamais au chocolat belge, mais je ne peux malheureusement pas dire grand-chose, même si j’en meurs d’envie ;) Il s’agit d’une commande, et je ne peux révéler ni le public ni le sujet. Mais, je m’amuse bien, et c’est assez différent de ce que j’ai déjà publié par ailleurs ! 

Dernière question pour toi. On te demande souvent aux auteurs de donner des conseils à ceux qui veulent écrire et espèrent se voir un jour publié. Je ne te demanderai pas de conseils sur comment écrire ou que faire pour y parvenir mais plutôt sur ce qu’il faut éviter de faire quand on est un auteur qui se lance auprès des éditeurs. En tant qu’éditrice, que pourrais-tu conseiller d’éviter ?

D’essayer de se vendre à tout prix. Le roman parlera de lui-même : je suis contente de savoir si vous avez déjà publié autre chose ailleurs, mais je n’ai pas besoin d’en savoir plus sur vous. Et pour l’intrigue : de ne jamais oublier votre fil rouge !

Un immense merci, Agnès. C’est un vrai plaisir de partager ce moment par écran interposé (en
attendant de se voir I.R.L.) !

Hé hé ! Je ne me lasserai pas de ce jeu de mots ;)  Ce fut un plaisir aussi, merci pour ces questions très intéressantes !

 Avec plaisir !



Vous pouvez retrouver Agnès sur blog, à cet endroit.
Si vous voulez découvrir le trailer de I.R.L., c'est par ici.
Et pour le découvrir en avant-première, rendez-vous au SDL de Paris ce weekend !



Quelques autres ouvrages d'Agnès :




dimanche 28 février 2016

Je suis sur le grill !

A mon tour d'être sur le grill !

J'ai lancé hier une session questions / réponses jusque demain soir !

Vous avez ainsi tout le loisir de me poser une question !

Certains s'y sont déjà essayé sur Facebook hier et aujourd'hui.

Voici ainsi ce qu'ils m'ont demandé :


Écrire un roman est un travail de longue haleine. Est-ce que tu "décides" d'abord à quel éditeur tu pourrais l'envoyer une fois terminé, ou bien est-ce que tu divises ton travail en 2 phases distinctes (écriture proprement dite, puis recherche d'un éditeur) ? (Elodie)

J'écris toujours sans penser à qui cela pourrait convenir. Selon le projet que j'ai en tête et que Muse m'a soufflé, j'écris sans vraiment penser à l'après. Du moins, l'aspect envoi. Si c'est une série, il n'est pas rare que tout soit déjà au préalable pensé et agencé dans ma tête. Généralement, je me fixe la thématique et le public (même s'il m'est arrivé de rectifier le tir en fonction du projet comme pour Souffleur de rêves). Je n'y pense que lorsque le projet est terminé et qu'il a été retravaillé. Alors là j'établis un listing d'éditeurs en fonction de leur ligne édito, du public, des soumissions ouvertes, des envois par mail ou papier. Tout ça est à prendre en compte parce qu'envoyer par papier a quand même un coût assez important. Même si de nombreux acceptent désormais par mail, il y a quand même des irréductibles qui préfèrent la version papier.

Est-ce que le travail (éditorial notamment) sur Rédemption t'a aidé au moment d'aborder les échanges avec ton éditeur sur Souffleur de rêves ? Te sentais-tu "mieux armée" ? (Kévin)

Alors, je dirais que non a priori. Il y a une raison très simple à ça, c'est que j'ai terminé Souffleur de rêves bien avant Rédemption. Quand j'ai signé mon contrat pour Rédemption, je ne l'avais pas encore terminé et du coup, j'ai été accompagnée dans le processus par l'éditeur mais aussi par mes bêta-lectrices habituelles. Il y a eu une certaine guidance dans le processus et c'est donc difficile de comparer les deux. En revanche, je pense que j'ai appris sur moi-même lors des corrections pour Souffleur de rêves qui étaient plus importantes, puisqu'on a adapté le public cible (un peu plus âgé dans la version finale éditée). Je me sentais mieux armée sur le plan de défendre mes idées car même si je trouve normal de corriger son texte (le texte n'est jamais parfait !), il y avait des choses que je ne souhaitais pas changer. Rien de dramatique ou de préjudiciable pour le texte sur le fond mais des choses que je voulais plutôt aborder dans le T2. Là-dessus, l'éditrice m'a fait confiance. Ce que je retiens des deux expériences, ce sont les échanges avec les deux éditeurs et aussi les correctrices. C'est enrichissant d'avoir un regard extérieur car l'éditrice du Souffleur a aussi relu de fond en comble le roman et j'avais ainsi un regard encore plus en profondeur.

Quand est programmée la sorite du tome 2 de souffleur de rêves? (Lucie)

Joker ! Il est en cours d'écriture, donc cela devrait se décider sous peu avec Emilie pour planifier ça ! Réponse sous peu !


Alors, si vous aussi vous avez des questions, c'est le moment c'est l'instant ! N'hésitez pas ! N'ayez pas peur, je ne mords pas ! :D
Vous pouvez passer par les réseaux sociaux sur mes différentes pages (celles de Rédemption, du Souffleur ou ma page auteur) ou alors directement poser votre question ci-dessous en commentaire !




mercredi 30 décembre 2015

Bilan 2015 : that's a wrap !

On y est ! J-1 avant la fin de l'année 2015.


Autant dire qu'il est grand temps de faire le bilan de cette année, et à nouveau, je ne dérogerai pas à la règle de l'auto-évaluation !

D'autres l'ont fait avant moi et je vous encourage ainsi à aller découvrir les bilans de Cindy Van Wilder, Lise Syven, Agnès Marot ou encore Francis Ash.

Globalement, que dire de 2015 ? Si je dois bien avouer que dans le monde de l'édition, l'actualité de tous les jours 2015 fut merdique, pour moi, ce fut assez correct.


Le premier trimestre fut particulièrement réussi puisqu'il a vu naître mon tout premier roman publié, Rédemption, aux Editions du Riez. Je ne remercierai jamais assez Alexis d'y avoir cru.

Pour la suite, il faudra attendre la seconde moitié de l'année pour voir une lueur d'espoir venir me réveiller avec un oui pour Souffleur de rêves ! On peut dire qu'il aura fait un sacré chemin en presque 3 ans !



Ainsi pour le dernier trimestre, je n'ai pas chaumé puisque les corrections de SdR se sont enchaînées entre la phase de retravail, les corrections éditoriales et les relectures finales pour le BAT ! Je suis ravie !

Niveau écriture, que dire. Je n'ai sans doute pas écrit autant que je l'aurais souhaité. La régularité m'a fait cruellement défaut, je dois bien l'avouer. Même le NaNo s'est mal terminé puisque j'ai dû me consacrer aux dernières corrections de SdR. Qu'à cela ne tienne, bien entendu, 2016 s'annoncera bien chargé ! 

Mais revenons en arrière un instant. Faisons un arrêt sur images sur ce que je me souhaitais pour 2015. Let's go !

Objectif 1 : Ne plus s'éparpiller mais rester dans le raisonnable.

Hm hm. Joker ?
Je m'éparpille toujours autant mais finalement, je ne suis pas certaine que cela soit un handicap. En fait, je dois dire que j'avance malgré tout. Pas vite, certes mais globablement, certains de mes projets avancent assez bien. Suffisamment pour que je me sente satisfaite.

Objectif 2 : Terminer deux romans (dans l'idéal au moins un pour le premier semestre, le second pour la deuxième moitié de l'année)

Joker également !
Pourquoi ? Eh bien, parce qu'avec le oui de SdR, j'ai dû revoir ces objectifs à la baisse. Les corrections m'ont pris du temps et il était nécessaire de me focaliser là-dessus en priorité. Du coup, j'ai avancé sur mes autres projets (notamment RTTA mais j'y reviendrai) mais pas autant que je l'aurais souhaité.

Objectif 3 : Ecrire au moins deux nouvelles et plusieurs pépins

Hélas, non. J'ai écrit des pépins (surtout principalement pour les Microphémérides!), oui mais je n'ai pas eu le temps de les travailler ni de les envoyer ensuite. Quant aux nouvelles, je m'y suis mise il y a peu donc là non plus, je n'ai pas eu le temps de terminer. En revanche, j'ai l'envie de me fixer de nouveau cet objectif pour 2016.

Objectif 4 : Tenir le rythme du nouveau projet auquel je participe, les Microphémérides

Objectif atteint ! Et je rempile d'ores et déjà pour 2016 ! L'expérience fut enrichissante, rafraîchissante et vraiment agréable !

Objectif 5 : bêta-lire encore et toujours, sur Cocy et en dehors !

J'ai bêta-lu quelques textes hors forum pour des grenouilles et la fin du roman de Frank pour son cycle Cocy. J'aurais voulu BL davantage mais ce fut difficile. Je me suis déjà engagée ici pour BL deux projets de copines grenouilles et ce sera donc l'un de mes objectifs 2016 !
Objectif 6 : Faire une salve d'envois pour le Souffleur, sans doute la dernière.

Eh bien, ma foi, plus besoin puisqu'il paraîtra en février 2016 !

Objectif 7 : poursuivre mon rendez-vous depuis deux ans déjà des Interviews sur le grill

Honte sur moi ! Je n'ai pas reçu grand monde ! J'espère me rattraper en 2016 !

Objectif 8 : Apurer encore un peu ma PAL et beaucoup lire

J'ai lu, oui. Pas assez, hélas. Et ma PAL est toujours aussi énorme.
 
Objectif 9 : continuer à écrire de la poésie et des haikus

Là... joker ! C'est le néant total ! 

Quand je vous disais que 2016 serait bien chargé ! Je vous en parlerai bientôt ! 
En attendant, je vous souhaite un bon réveillon et une excellente année 2016 ! 

And... That's a wrap ! 

 

mardi 8 décembre 2015

Concours de fin d'année !

It's Christmas time les amis ! He oui ! Moi qui adore la période des fêtes, l'ambiance, les chansons, les décos, bref tout ce qui met de bonne humeur, c'est l'occasion pour partager cela avec vous chers amis et lecteurs !



Et donc, pour vous, voici le concours spécial fêtes de fin d'années !

Au programme, une anecdote à partager et des lots à remporter !

Pour mettre à l'honneur les Éditions du Riez, je vous propose donc quelques ouvrages de la maison ! Bien évidemment, des exemplaires de Rédemption dédicacés feront également partie des prix !

Comment participer ?

Rien de plus simple : partagez ci-dessous en commentaire votre plus beau, plus émouvant, plus drôle souvenir de Noël avec moi et mes visiteurs bloguesques ! Ce sera l'occasion de partager ensemble nos souvenirs et j'ai d'ores et déjà hâte de vous lire !

Vous avez jusqu'au 28 décembre (minuit) pour participer ! Ainsi, dès le 29, le colis pourra prendre le chemin de votre chez vous et vous faire plaisir pour les fêtes ou faire plaisir à quelqu'un !

J'effectuerai un tirage au sort pour chaque lot mis en jeu et vous enverrai votre colis rapidement !

Et on gagne quoi, me demanderez-vous ! Eh bien, ceci :


- 2 exemplaires de Rédemption dédicacés avec marque-page



- 1 exemplaire du Flibustier du froid de Ludovic Rosmorduc



- 1 exemplaire de La maison ogre d'Arnaud Prieur






Voilà !
Si vous souhaitez participer, n'hésitez pas à partager votre souvenir !

Votre dévouée ;-)

dimanche 15 novembre 2015

Et l'on continue de vivre...

Les Parisiens sont sous le choc.
Les Français.
Le monde.

Joann Sfar

Le monde dans son ensemble pleure les disparus de Paris, de Beyrouth et d'ailleurs. Nous sommes tous dans le même bateau et nous devons marcher ensemble. Nous aimer. Malgré nos différences. 

Je salue les initiatives des derniers jours qui ont consisté à accueillir ceux qui se retrouvaient au cœur des attaques simultanées dans Paris. J'ai eu peur pour mes amis parisiens. J'ai envoyé un message à mes plus proches amis sur la capitale française. Je n'ai pas dormi. Ou mal. J'ai eu peur pour eux, pour mes amis auteurs qui vivent là-bas. Les savoir à l'abri, même ceux que je connais à peine, m'a procuré un profond soulagement.

Je n'ai pas pu écrire hier, pourtant j'en avais envie. Mais je n'avais tout simplement pas le cœur à coucher sur le papier des mots qui rendaient encore plus palpable le drame qui s'est joué vendredi à Paris. 

Non, je ne pouvais pas. Je me suis contentée de regarder un dvd avec ma fille, de profiter des miens. Un jour plus tard, je suis partie faire des courses de Noël. Acheter un sapin, des boules, une nappe pour quand je recevrai la famille au prochain réveillon. Bref, des futilités du quotidien. Des futilités ô combien importante pour tenir, pour se dire qu'on n'est pas mort et que même si on meurt demain, eh bien, on aura vécu jusqu'au bout. Avec un peu de peur, je dois bien l'avouer mais avec la vie. Beaucoup de vie. De l'espoir aussi. Beaucoup. Plus encore. La solidarité dont beaucoup d'entre-vous ont fait preuve m'a redonné la foi en l'humanité. Ce sont des mots, des images, des chants... 



L'espoir n'est pas mort. Le courage existe encore. Armons-nous d'amour, de respect et de courage pour affronter ensemble des lendemains gris. Un jour, j'en suis sûre, le ciel bleu nous guidera de nouveau. Ce sont les petits gestes du quotidien qui nous aiderons à avancer, à reprendre en main notre destin et faire de demain un monde meilleur.

Elliott Erwitt

Et comme le dit la devise de Paris... Fluctuat nec mergitur.


Et bien sûr, pensées aux victimes et leurs familles.



dimanche 1 novembre 2015

NaNo time ! Cru 2015 !



Eh oui, nous sommes en novembre. Et qui dit Novembre dit... NaNoWriMo !

Le quoi ? Le NaNoWrimo ! Cette période de folie consacrée à la rédaction d'un roman de 50k mots (au moins) ou de travail sur plusieurs projets ! S'il en découle un roman, tant mieux, si pas, avancer est aussi important !

Petit retour sur mon article de l'an dernier qui présentait le NaNo et qui se trouve ici.

Cette année, je remets le couvert ! 


Avec non pas un projet, mais deux ! Oui, je fais jamais les choses à moitié et je sais et la cousine Violet ne dira pas le contraire ^^


Je vous reparlerai des deux projets un peu plus loin. 

Je me suis déjà donc mise au boulot avec une loooooongue période de creux littéraire. Non pas que je n'avais pas d'idée, au contraire. J'avais le cerveau en ébullition complète mais un manque cruel de temps pour coucher mes idées sur le papier ou le pc.  Autant dire que j'étais en souffrance car avoir des tonnes d'idées, voir défiler les scènes et ne pas pouvoir prendre le temps de m'occuper de mes persos fut difficile. La faute à un emploi du temps des plus chargés comme en témoigne le laps de temps entre mon dernier billet et celui-ci. Promis, avec le NaNo, ce sera l'occasion de reprendre mes marques aussi sur le blog.


Allez, revenons à mes projets.

Comme je le disais, je ne vais pas bosser sur un projet mais deux. L'un dont j'ai déjà parlé sur les réseaux sociaux, à savoir Road Trip to Apocalypse, plus simplement ramené à RTTA. Post apo oscillant entre une invasion alien, une reconstruction de la Terre avec des secrets à gérer pour les principaux protagonistes. Une odeur de complot, de guerre, d'amour (un soupçon) mais aussi une voyage qui mènera mes persos très loin de leur terre natale et ce sur plusieurs volets puisqu'il s'agira ici d'une trilogie. Si l'entièreté du projet apparait sous le nom RTTA, le premier volet lui s'intitulera Rebellion. Au programme donc : fight, sang, flingues, une héroïne qui envoie du pâté et qui ne se laisse pas faire, un second protagoniste qui se la jouera voix de la raison et des seconds rôles passionnants (je l'esère ^^). C'est pas Rambo qui dira le contraire non plus !


Le second projet, plus en douceur (quoique ^^) verra naître l'intrigue plus développée de la suite de mon futur roman à paraître chez Livr'S Editions, Souffleur de rêves (dont le premier tome sortira en 2016). Si j'ai la trame et le début, je dois maintenant écrire la suite et penser mon tome 3 (oui, il s'agira d'une trilogie). 

Voili voilou ! 

Le programme s'annonce chargé car novembre ne sera pas exempt de contretemps entre conseils de classe, réunion de parents, salons et autres weekends déjà bien occupés ! Autant dire que cela va s'annoncer très sportif de maintenir le rythme du NaNo. Je me suis donc fixée un objectif alternatif : écrire tous les jours, y compris les jours chargés. Ne serait-ce qu'un peu ! Et si je parviens à maintenant l'objectif premier du NaNo, ce sera fantastique !

Alors, à l'attaqueeeeeeeeeeeeeee !



Et je sais que si je n'avance pas bien, Johnny viendra me voir !




Bon NaNo à tous et toutes ! Faites chauffer les pompons !





jeudi 14 mai 2015

[Chronique] Iceltane ~ Célia Flaux



Titre : Iceltane
Auteur : Célia Flaux
Éditeur : Voy'[el] (sortie prochaine)
Nombre de pages : 287

Quatrième de couverture :

D'un côté, l'Empire watashitachi. De l'autre, l'Union. Au milieu, Iceltane, planète conquise par l'Empire, mais trop proche des frontières de l'Union. Carys Llanelli a fui Iceltane pour échapper au joug des Watashitachi. Elle lutte au sein du Département Diplomatique de l'Union pour que des nations indépendantes ne connaissent pas le même sort que sa planète natale.
Toweda, lui, est un brillant officier de l'armée impériale, dont l'histoire recèle un dangereux secret aux cheveux blonds. Quand chacun des camps envoie une délégation négocier la paix sur un astéroïde, le passé et le présent entrent en collision. Pour Carys et Toweda, les choix s'annoncent difficiles.


Mon avis :

Iceltane nous plonge dans un univers de space op' assez classique avec un envahisseur et des peuples opprimés mais a contrario d'autres récits où l'on entend généralement un héros issu de la résistance, ici,  nous avons affaire à une héroïne oeuvrant pour l'Union, une alliance de peuples à la manière de la Fédération dans Star Trek. Si l'on peut trouver quelques parallèles entre les grands classiques de la littérature du genre, Célia Flaux nous propose de vivre le récit au travers d'une jeune femme forte, avec des idéaux et des souhaits humains qui nous font nous sentir proches d'elle. Le récit est immersif, le style agréable et vivant. On ressent les émotions de Carys, on vit cette aventure avec elle. On vibre, on tremble et on craint l'avenir au fur et à mesure que l'intrigue évolue.

Les personnages sont bien campés, et l'auteure nous offre la possibilité d'en découvrir de nombreux, tout en ne surchargeant rien. Ce qui permet entre autre de nous prendre d'affection pour d'autres personnages plus secondaires également mais ô combien précieux pour l'histoire.

Je dirais que le tout s'emboîte à merveille et jamais je ne me suis ennuyée à la lecture. C'est une histoire qui se lit vite et bien, mais qui reste en tête tant on s'attache à ses personnages. Et cela est particulièrement agréable.

Concernant les relations entre les personnages, je dois admettre avoir été surprise de la celle qui unit Carys et Toweda et je trouve que Célia nous présente leur histoire avec beaucoup de subtilité et de poésie, malgré un contexte géopolitique très tendu entre les peuples.

Iceltane, c'est un voyage dans l'espace, mais pas seulement. On ressent l'atmosphère lourde des négociations en temps de guerre, la peur des peuples qui ignorent de quoi leur lendemain sera fait, de l'amour aussi, très présent dans le récit. Ce n'est pas une romance à proprement parler mais les personnages principaux comme secondaires doivent composer avec leurs sentiments et parfois, l'ambiguïté qu'ils génèrent. La fin du récit en est un parfait exemple, mêlant émotion et tension. Je n'en dirai pas plus pour vous laisser pleinement profiter de ce moment.

J'ai déjà eu l'occasion de travailler avec Célia pour les corrections d'une nouvelle et j'avais fort apprécié l'expérience, Célia étant quelqu'un de très doux et avec qui l'on peut aisément échanger. Sa plume m'avait déjà séduit et je ne peux que vous conseiller vivement cette lecture, c'est dépaysant, émouvant et brillament raconté. 

Merci aux Éditions Vo'[el] de m'avoir permis de lire cette belle histoire ! 

Retenez bien ce nom, Célia Flaux a encore beaucoup de choses à nous proposer dans l'avenir ! 

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