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samedi 21 mars 2015

Je m'en vais arpenter les chemins ! Vive l'aventure des Salons !

Je vais faire mes grands débuts en salon la semaine prochaine !

Samedi prochain, le 28 mars, vous pourrez me retrouver à Chimères et Légendaire sur le stand de Sema Diffusion, le distributeur du Riez, notamment. 


J'y serai toute la journée du samedi, sur le stand ou dans les allées. Donc n'hésitez pas à m'arrêter pour discuter et passez me voir sur le stand. J'y serai également en bonne compagnie, avec Gaëlle K. Kempeneers et Dennis Labbé.

Le weekend suivant, les 4 & 5 avril, je serai dans mes terres puisque je participerai officiellement à Trolls & Légendes, sur le stand des Editions du Riez. Evénement encore plus agréable que ce sont les 10 ans du festival ! 

Je vous communiquerai les moments où je serai présente en dédicace (sinon, je serai dans les travées !)


Venez m'y rejoindre et découvrir aussi tous mes camarades et copains grenouilles qui seront présents !

A très bientôt !


jeudi 24 juillet 2014

[Chronique] Marcheurs de brume ~ Sophie Fischer


Titre : Les Marcheurs de brume
Auteure : Sophie Fischer
Editeur : Walrus
Nombre de pages : 200 (source immatériel)
 
Quatrième de couverture :
 
Le Nibel a recouvert le monde. Caprice de la Nature ou punition divine, nul ne le sait, mais cette brume maléfique regorge d'autant de mystères que de dangers. Contraints de se réfugier dans les montagnes pour lui échapper, les hommes ne peuvent voyager de ville en ville que lorsque le fléau retombe dans les vallées, au gré de marées hasardeuses dont seuls les guides connaissent les secrets. En soeur aînée responsable, Rikke a décidé de mener son frère Ulrich, atteint de cécité, jusqu'à la cité de Gilburg. Là-bas, parait-il, se trouveraient des médecins capables de lui rendre la vue. Sous la houlette de leur guide, Answald Friedhart, leur périple se révèlera une aventure aux multiples rencontres... pas toujours bienveillantes.
 
Mon avis :
 
Un excellent roman que j'ai lu. L'histoire originale nous plonge dans un monde qui amène certains parallélismes avec le nôtre, notamment sur la base de la religion. On y découvre des personnages intéressants, bien campés, bien fouillés aussi. Avec une mention spéciale pour Ulrik qui d'emblée m'a emmenée avec lui, bien plus que Rikke. J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Answald, mystérieux et pourtant, si attachant d'une certaine manière.
 
Que dire du Nibel qui est aussi énigmatique et dangereux, en parlant bien entendu des créatures qui y arpentent. Autant dire que même si les rencontres se font rares avec des Nibelungen, ce n'est pas le genre de personnages avec lesquels on a envie de causer ni même les rencontrer au détour d'un carrefour ! D'ailleurs, c'est là aussi un aspect intéressant de ce roman.
 
L'histoire fonctionne bien dans son ensemble, le tout étant assez bien ficelé et cohérent. Tout au plus pourrais-je lui reprocher de m'avoir un peu laissé sur ma faim/fin tant j'aurais voulu en apprendre plus sur le Nibel, ses allées et venues et surtout sur ces Nibelungen. Et même si les débuts m'ont paru peut-être un tantinet long à se mettre en place.
 
Les connotations germaniques sont également un aspect que j'ai particulièrement apprécié en bonne amoureuse de la langue de Goethe.
 
Une autre mention spéciale pour la couverture qui représente vraiment bien l'esprit du roman, son mystère, sa tension très palpable. Bref, une réussite de ce côté là aussi !
 
Nul doute qu'il faudra suivre Sophie Fischer de près pour ses prochains romans car elle a le talent nécessaire pour nous embarquer avec elle dans les aventures de ses personnages.
 
J'en profite pour remercier les éditions Walrus pour l'envoi de ce bouquin que j'avais très envie de lire et que je vous conseille vivement à présent !
 
Et encore bravo Sophie ;-)
 
 

dimanche 26 janvier 2014

[Chronique] Le Serpentaire Épisodes 1 et 2 - Cindy Van Wilder


Titres : Le Serpentaire (Tome 1 : Dans ton ombre / Tome 2 : A la croisée des chemins)
Auteure : Cindy Van Wilder
Editeur : Editions Laska (numérique only)

Quatrième de couverture

D’un côté, Héliopolis, la ville où le soleil ne se couche jamais et où la population vénère les douze signes du Zodiaque ; de l’autre, la Nécropole souterraine, où les Sombres, exclus de la société, se regroupent autour du Serpentaire, le treizième signe.
Izma a tout pour être heureuse : un lien puissant avec la magie du Feu, un poste de Guérisseuse dans un des temples d’Héliopolis, un époux aussi charmant qu’ambitieux et une jolie petite fille. Aussi, quand elle décide de relever un dernier défi pour rejoindre le corps d’élite des Héliades, elle pense naturellement que le succès sera au rendez-vous.
Mais, dans l’obscurité de la Nécropole, tous ses repères s’évanouissent. Izma se retrouve confrontée à un choix entre son quotidien confortable et le désir d’une autre vie ; entre Héliopolis et les Sombres ; et enfin, entre ce que lui dicte sa raison et les élans de son cœur.

Ce que vous y trouverez 

- De la romance toute en subtilité et originalité
- Une héroïne qui évolue et combat la passivité dans laquelle elle était engluée d'une certaine manière
- Des créatures surprenantes

Ce que vous n'y trouverez pas

- De la violence gratuite
- Un monde où tout est rose et violette
- Des personnages fades et sans attraits

Mon avis

Cette lecture me faisait de l'oeil depuis fort longtemps et j'avais patiemment attendu avant de me lancer à son assaut. Force est de constater que finalement, malgré l'attente, la découverte fut savoureuse. 

C'est une lecture qui m'a plus que plu. Et les ingrédients y sont bien évidemment pour quelque chose.
J'y reviendrai un peu plus loin.
Commençons d'abord par l'auteure. Cindy est une personne que je connais bien et que je tiens en haute estime. Avant tout pour ses qualités humaines car c'est une personne aimable et généreuse, qui a son franc parler et qui inspire la confiance. J'ai confiance en elle, je lui ai confié mes textes à plusieurs reprises et au-delà, c'est une personne chère à mon coeur. Elle n'est pas que ça, vous vous en doutez. C'est une auteure de talent qui fera une longue carrière, je n'ai aucun doute là-dessus. Sa plume est prenante, son sens du détail percutant et ses descriptions, justes et précises. Elle nous immerge dans son univers sans difficultés et outre les mots qui défilent, les images prennent le pas sur votre esprit et vous vivez l'histoire en même temps que les pages se tournent.

Abordons maintenant le récit.
Attention, risque de spoilers. Si vous n'avez pas encore lu, fuyez les prochaines lignes.

C'est parti.

L'histoire met en scène Izma, Guérisseuse, mariée, une fille. Tiraillée entre les ambitions de son mari et ses certitudes encore intactes, Izma va être confrontée à l'impensable, lors de l'ultime épreuve d'un rituel qu'elle ne cerne pas vraiment encore. 

Forcée à pénétrer dans la nécropole pour y apposer son nom, comme ses prédécesseurs, Izma, accompagnée d'Appelane, une Etincelle, y fait de surprenantes rencontres. Elle y fait ainsi la "connaissance" des Ménades, dont la description me fait penser aux Harpies. Instinctives et agressives, ces créatures sont terrifiantes et Izma en fait les frais avant d'être secourue par celui qui va bousculer ses croyances et  les ébranler à tout point de vue, Silaan. Silaan est un Ophio, un homme-serpent.

Et la manière dont il entre en scène est très intéressante et personnellement, j'ai autant fondu pour lui qu'Izma *rires*. C'est sans nul  doute l'un de mes personnages préférés, avec Eprè. Parce que Izma s'en éprend, malgré qu'elle soit mariée. Mais les doutes qui l'assaillent, la situation qu'elle n'est plus en mesure de maîtriser, la passion pour ce Sombre qui la brûle de l'intérieur, les manigances politiques dont elle et sa famille sont le centre font que peu à peu, elle se rebelle. Et c'est sans nul doute aussi cet aspect qui fait que cette série est plus que prenante. L'évolution du contexte, de l'intrigue, des comportements des personnages rendent ce récit vivant, rythmé et étayé. 

Les complots et autres fourberies du mari d'Izma lequel ne voit que le pouvoir et finalement est aussi une sorte de victime d'un contexte qui le dépasse de très loin. Plus de marche arrière possible, non. Une fois la machine en marche, nul ne peut défaire ce qui a été fait. Et lui non plus. Quitte à prendre leur fille, Koré en otage des actes involontaires ou non d'Izma et la contraindre à prendre une décision qui changera à jamais sa vie. 

Le format est court et c'est là mon seul regret dans le récit. N'avoir pas eu encore plus d'immersion sur un format aussi court. Il y avait bien de matière pour faire davantage ;) 
Cependant, et j'en suis ravie, je sais que l'auteure travaille à une suite et du coup, mon regret s'est envolé, comblé par ce futur et mon imagination s'emporte déjà, se  prenant à rêver de ce qu'Oriane, la ville d'origine de Silaan réservera à Izma et lui, ce que Koré dira de la fuite forcée de sa mère.

Autant dire que je suis ravie et qu'il me tarde de découvrir la suite !

vendredi 29 novembre 2013

Pardon ? Qu'écrivez-vous ? Ah, de la fantasy. Oh, du fantastique. Et ça se vend ces trucs-là ? *regard perplexe* (3)

Voici venir la conclusion (Edit : voir articles 1 et 2).

Pour rejoindre mes pensées et avis et avant de conclure moi-même, je vous encourage à aller consulter le très bon article de Silène Edgar sur la littérature jeunesse.

Je poursuis ma réflexion.

Je suis une trentenaire qui lit de la blanche, de la SFFF, poète à mes heures perdues, grande amatrice de séries télés de SFFF ou non (je peux regarder Walking Dead comme Downtown Abbey ou encore Barnaby). J'ai lu du Vian et de l'Hugo, comme j'ai lu du Tolkien et du Hobb ou encore du Bordage.

Je ne saurais que conseiller aux journalistes grandiloquents qui nous inondent d'articles ô combien formatés (ah, celle-là, vous l'avez pas vu venir, hein ?), articles qui se veulent un guide pour le choix du "bon lire". 

Mais, voilà, ce n'est pas si simple. 

Vous, messieurs mesdames les journalistes, penchez-vous un instant sur la littérature qui fait frémir les adolescents d'aujourd'hui mais par pitié, ravalez vos préceptes du jeune équivaut à la pauvreté littéraire. Diantre, non. Les lecteurs d'aujourd'hui lisent des ouvrages qu'ils jugent intéressants, passionnants, mais jamais, ô grand jamais, ne tirez de conclusions hâtives.

Vous qui n'avez jamais ouvert un livre de science-fiction, de fantasy, de fantastique (je ne cible pas davantage, vous ne comprendriez pas un traître mot de mon "vocabulaire", plongez dedans à bras grands ouverts, mangez-en ! C'est bon pour la santé ! Au moins, essayez avant de vous prononcer. 
Un scientifique, docteur en telle ou telle matière, ne se permettra jamais de tirer des conclusions sans avoir au préalable expérimenté, testé, échoué et enfin, réussi. 
C'est là qu'est la grande différence entre eux et vous.
La rigueur.
La transparence.
Ce dont vous manquez cruellement, vous qui osez blasphémer sur ce que vous ignorez, sur ce dont vous n'avez aucune information cohérente.

Où est votre légitimité ? Qui êtes-vous pour oser parler au nom de la multitude et abreuver ainsi notre jeunesse de vos inepties ? 

Qui êtes-vous donc pour renier le travail et l'acharnement d'auteurs tels que Stephen King, Asimov, Gaiman, Martin, Lovecraft, Tolkien, Herbert et tant d'autres ? 

Qui êtes-vous pour encenser sans cesse la littérature SFFF anglophone, sans doute meilleure que la francophone en la matière ? Et sur quel critère vous basez-vous pour ainsi dénigrer tous ces auteurs francophones d'ici ou d'ailleurs ? Sous quel couvert vous permettez-vous de les "classer" du mauvais côté de la barrière ? 

Certes, la SFFF anglophone est riche, mais la francophone l'est tout autant. Citons Pevel, Dunyach, Ayerdhal, Charlotte Bousquet, Samantha Bailly, Marilou Aznar, Nadia Coste, Roland C. Wagner, Berthelot, tous autant qu'ils sont, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, tous ont un talent énorme, une richesse à partager, des univers à nous faire découvrir. 

Cessez là de cultiver ce que vous ignorez ou ne comprennez pas. 
Tentez au moins d'être objectif, vous en gagnerez en crédibilité. En justesse, en humilité.

Lisez de la SFFF - francophone, de surcroît - jeunesse ou non, mangez-en ! C'est bon pour la santé, et votre intellect !

Pardon ? Qu'écrivez-vous ? Ah, de la fantasy. Oh, du fantastique. Et ça se vend ces trucs-là ? *regard perplexe* (2)

Pour faire suite à mon article sur les genres de la SFFF que vous trouverez ici, revenons à ces fameux postulats.

Partons des postulats suivants.

Postulat 1 : la littérature SFFF n'est pas de la littérature.

Bah voyons. Je connais beaucoup d'auteurs SFFF. Des très connus, des connus, des moins connus, des pas connus du tout qui gagnent à le devenir. Tous écrivent avec application, abnégation, passion, vie, joie et souffrance.

Tous connaissent les Bescherelle, dictionnaires et autres petits trucs pour bien écrire. Ils les utilisent. 
A partir de quand se permet-on de juger ce qui est ou non de la littérature ? 

Définition, svp.

Le Larousse nous dit ceci : "Ensemble des œuvres écrites auxquelles on reconnaît une finalité esthétique."

Ah, donc les auteurs dont j'ai cités le nom ci-dessus n'écrivent pas d’œuvres à finalité esthétique ? Et quoi encore ? Ceux-là même qui ont publié tant d'ouvrages n'en seraient pas ? Larousse mentirait-il donc ? Messieurs les gestionnaires de dictionnaire se permettraient-ils donc de malmener la masse sociale pour ne produire que des mensonges traduits et imprimés des millions de fois ? 

Mais oui, évidemment !

Je me souviens encore de la réaction de certaines personnes de mon entourages quand j'ai dit que j'écrivais de la fantasy (mon tout premier essai de roman inachevé, puis le second achevé mais rangé dans un tiroir, à retravailler plus tard).
"Ah, tu écrivais de la fantasy ? C'est de la littérature ? "
Oui. C'en est.
"Ah oui mais moi j'aime pas".
Pourquoi ?
"Ben tu sais tous ces trucs qui existent pas, 'fin tu vois, l'écriture, le style, toussa, toussa..."
*regard qui flamboie*
Passez moi le bazooka !

Non, mais franchement. Il faut en avoir sacrément dans le ciboulot pour sortir des univers complètement créés de toute pièce avec une hiérarchie sociétale bien définie, cohérente, compréhensible, inspirée souvent des déviances de nos sociétés actuelles ou non, mais crédibles, potentiellement concevables. Qui plus est quand le monde est dépeint à coups de champ lexical que la plupart des profs de français envie ou convoite. Et là encore, il faudrait réduire cela à de la sous-littérature.
Personnellement, ily a des livres de blanche qui ne m'inspirent guère. Force est de constater que certains de ces auteurs bien vus du public - volontairement, je ne citerai pas de noms pour ne pas heurter les plus sensibles ) - et qui publient à la pelle des ouvrages insipides mais encensés par la critique. Quelqu'un ose-t-il dire que ce n'est pas de la littérature ? Non.
Mon "insipide" ne regarde que moi et moi seule. C'est mon avis de lectrice et c'est mon droit.
En revanche, jamais, je ne me permettrai de dire que ce n'est pas de la littérature. C'en est, au même titre que la littérature érotique, de gare ou autre.

Alors, cessons de nous tromper de cible. La cible, ce n'est pas la SFFF, c'est la méconnaissance du genre et les raccourcis - ô combien faciles - qui en découlent. Ce que l'on ne connait pas part automatiquement dans des registres tendance hors normes, voire dans une catégorisation "peu de valeurs, pas vendables, pas bankable".

Une question me vient cependant... Quand on voit que ces soit-disants livres n'appartenant pas à la catégorie littérature (vous voyez, on en revient encore à la "case", au "cadre", à la "catégorie") sont transposés au cinéma, ne crie-t-on pas victoire trop vite ?

Si.
La preuve quand on voit les résultats au box-office mais qu'on recense les lectures du genre ensuite.
Ceux qui sont passionnés par les films (je citerai les Twilight, Hunger Games, HP & SdA car je les ai lus/vus) ont généralement lu les livres. Parfois même, voir les films les pousse à se plonger dans les bouquins ensuite. Pari gagné pour ceux-là.
Mais les autres ?
Que nenni. Ils signent et persistent.
Regarder les films, oui. Lire les livres, non.


Postulat 2 : la SFFF c'est pour les geeks

Oui, accrochez-vous bien.
Evidemment que la SFFF c'est pour les geeks !
Non, mais franchement (oui je risque de vous la refaire souvent celle-là), vous vous écoutez parler des fois ? (ouh là, je parle comme une belge ^^ je cumule !).
Un geek, c'est quoi ?

Définition, svp.

Un geek est un mot de verlan anglais, du slang. Bien qu'il évolue encore considérablement aujourd'hui, puisque tout évolue, faut bien le dire, il définit quelqu'un qui est fort tourné vers la techonologie et principalement, les ordinateurs ou encore la sphère scientifique et les jeux vidéos de tout genre (surtout les MMO ou les jeux de stratégie). A priori le geek ancien est à différencier du geek nouveau.
Le geek ancien se limitait essentiellement à deux de ces critères (généralement, matheux et jeux vidéos ou scientifique/jeux vidéos). Aujourd'hui, il fait place au geek nouveau, càd, celui qui cumule tout ! Oui, madame ! Ça existe ! Meilleur exemple du geek par excellence, les personnages de la série - topissime qui plus est - Big Band theory.
Voilà m'dam Ginette, l'exemple-type du geek.

Or, ce sont des garçons. Force est de constater que cette définition se veut assez réductrice finalement car moi aussi je suis une geek. Eh oui ! Ca vous surprend ? Explications.
Mais oui ! Point de jalousie, mesdames, les geekettes, ça existe ! Et j'en connais pas mal ! J'en fais même partie !
Pourtant, démonstration par A+B qu'une fille peut être geekette et respecter plus ou moins (ouais, faut pas exagérer tout de même) les critères ci-dessus tout en aimant aussi la culture !

Critère 1 : Earane est une fille (oui, oui, je vous assure).
Critère 2 : Earane est bardée de diplôme (BAC + 3 en langues germaniques +  BAC + 5 en sciences psychologiques).
Critère 3 : Earane a fait un an d'informatique poussé (qu'elle a fui comme la peste, je n'aimais pas, les cours oui mais pas le reste) et a suivi des tas d'ateliers sur la programmation (ça vous embouche un coin, hein ?).
Critère 4 : Earane joue aux jeux vidéos depuis qu'elle sait parler (le commodore 64, les consoles, ...) comme Warcraft, WoW, Star Wars, Star Trek, Guildwars, CoD, bla bla bla... et en prime, pour couronner le tout, elle a un portable qui est une bombe (en fait, j'en ai deux). Ah oui, je joue aux sims aussi mais là, je suis nulle. J'ai même été à la Blizzcon y'a quelques années.



Je rajoute un dernière critère. J'ai quasi l'intégrale des bonnes séries de SF et j'adore me déguiser en lieutenant-commandeur de Star Trek. Si c'est pas malheureux tout de même ! 

Alors, geek ou pas geek ?

Pas vraiment, je ne respecte pas les critères obligatoires (savez, c'est comme le DSM en psycho, si on loupe un critère, on ne peut pas diagnostiquer, ici c'est pareil !). Et qui plus est, j'adore la culture, les musées, l'Egypte, sortir... On vous avait pas dit que les geeks sont des ermites ?
Diantre, je ne suis donc pas une geek ?
Ah ah !


Postulats 3 et 4 : la SFFF c'est pour les garçons / La littérature jeunesse, ouais, c'est pas du Balzac !


Mais c'est bien sûr !
D'ailleurs, quand on va voir l'adaptation d'un bouquin de SFFF, y'a que des garçons dans les salles.
Ah oui, mais bien entendu, faut éjecter du lot la bitt-litt, chick-litt et tous les films dont la romance est la thématique principale. Ca, c'est encore moins de la littérature !

Passons.

Pour les garçons, nous disions.

D'ailleurs, un récent article paru hier à l'occasion du salon de Montreuil, les journalistes - si tant est que l'on puisse les nommer ainsi - démontre que pour attirer le jeune, il faut réunir fantasy et quête initiatique.
Non contente de mettre tous les genres au même niveau (et à lire ses tournures, ce n'est guère positif), elle se permet de classer automatiquement les ouvragres en livres pour filles / livres pour les garçons.
Mais où va-t-on ma bonne dame ? Encore dans les "cases" et les "catégories" parce que tout, absolument tout, tourne autour de ça.

Percy Jackson, c'est pour les garçons, tout le monde le sait !
Et tant qu'on y est, La Belgariade aussi c'est pour les garçons ? La SF, c'est que pour les garçons ? Le SdA pareil ? Quand je vois la tête des filles qui ont hurlé à la vue de la BA du Hobbit second volet tandis que je faisais la queue pour aller voir Hunger Games en avant-première, je me dis que certains n'ont décidément rien compris.
Ou rien lu.
Ah ah mais oui, voilà le noeud du problème.
On vilipende ces jeunes qui lisent du Hunger Games, du Percy Jackson ou du cross-age, comme on le dit maintenant (oui, YA, c'est dépassé ^^), on se fende même du "oui mais ce n'est pas du Balzac". Ah oui, c'est sûr, mais cela n'enlève rien au style, à la richesse de ces livres. Quels qu'ils soient.
Qu'on aime ou qu'on aime pas, de qui se moque-t-on ?
Qui octroie le droit d'ainsi clouer au pilori, sur la place publique, les jeunes ? Et les autres ? Oui, parce que les autres aussi lisent cette littérature si atypique, si vaste !

La littérature jeunesse, c'est de la bonne littérature. Mangez-en ! Un livre de littérature jeunesse m'a en son temps fort marquée. Transcendée, bousculée, scotchée.
Michel Honaker et sa Sorcière de midi m'ont permis de m'ouvrir aux genres de l'imaginaire. Et pour aller encore plus loin, classé jeunesse pourtant, il a su conquérir ma maman, lecture très difficile.
C'est dire !
Pourtant, ma maman, tout comme moi, nous avons lu des grands classiques de la littérature française, des monstres sacrés.
Et j'ai eu la chance, dans ma vie scolaire, de découvrir de grands auteurs comme Boris Vian, Barbey D'Aurevilly, Victor Hugo, Camus et d'autres. Et j'étais dans cette même tranche 15-30.

Être jeune et lire de la SFFF ne sont pas des tares ni des critères d'exclusion. Que du contraire.
C'est l'environnement, les médias qui peuvent cultiver cette étonnante conclusion, si facile, si commune, si à propos, si convenue.

Convenue, c'est bien le terme. Car il est convenu que les garçons lisent de la baston et les filles de la romance. Non, je m'insurge. Je suis une fille et je préfère - et de loin - des livres de baston que la romance.

Et alors ? Je suis un garçon ? Non. Je ne me sens pas garçon, je suis bien une fille, qui plus est bien dans ma tête (enfin, je crois) et je pense faire savoir preuve de discernement pour ne pas m'arrêter à cette triste limite sectaire du fille-garçon pour choisir une lecture.


(Bon, il y a aura une troisième partie... la conclusion ! )

Pardon ? Qu'écrivez-vous ? Ah, de la fantasy. Oh, du fantastique. Et ça se vend ces trucs-là ? *regard perplexe* (1)

Ah, c'est sans doute l'un des plus longs titres d'article que j'ai jamais eu à écrire.

Cet article me trotte dans la tête depuis fort longtemps mais je n'avais jamais pris le temps de l'écrire, ne me trouvant pas assez légitime dans ce registre.
Pourquoi me direz-vous ? 
Tout bonnement parce que ma culture littéraire n'est pas à ce point développée que pour me prétendre la défenderesse des genres de l'imaginaire. Ensuite, parce qu'hormis le fait de n'avoir lu qu'une infime partie de ce dont regorgent tous ces genres de merveilles et autres splendeurs, je manquerais sans doute d'objectivité.
Néanmoins, ce que je lis bien souvent sur la toile ou ce que j'entends dans mon entourage me fait hérisser le poil.

Oh, je ne suis pas énervée, non. Je suis stupéfaite, j'en reste bouche bée.

Explications.

Quand j'ai commencé à écrire, je me suis tournée vers le policier. À l'époque, je lisais énormément de romans du même genre. En passant d'Agatha Christie à Conan Doyle ou encore Simenon. Pour l'école et pour le plaisir. J'ai été envahie par le plaisir de lire dès mon plus jeune âge, entourée d'une maman qui lisait énormément de tout. De tout ? Non. Tout sauf de l'imaginaire.

Alors, forcément, par quoi ai-je commencé ? Par la littérature policière. 
Je me suis lancée dans des récits qui mettaient en scène une vieille dame, Jeanne Ballot. Belge de surcroît ! (ça y est, vous avez vu la ressemblance avec un vague détective fort de ses petites cellules grises ?). Honte sur moi. Aucune connaissance en recherches scientifiques, aucune en balistique, recherches d'ADN (quoi, ça existe ?). En revanche, j'avais un goût certain (ou l'inverse ?) pour les titres. J'ai toujours été très douée pour ça. C'est toujours le cas aujourd'hui, on ne m'enlèvera pas au moins ^^ *rires*

Mais revenons à nos moutons.

Quelques mois plus tard, je me lance dans un récit de fantasy. Comment en suis-je arrivée là ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Diantre !

J'ai lu David Eddings. La Belgariade. Un premier tome soporifique à souhait, puis... la grande aventure. J'ai dévoré tome après tome. Enchaîné avec la seconde série de bouquins. Me suis relancée dans les préquelles. Plus de dix livres plus tard, je suis définitivement tombée amoureuse de la fantasy et plus largement de l'imaginaire. 

Vint ensuite l'apocalypse. Harry Potter. Je l'ai découvert tardivement. Très tardivement. J'avais 19 ans quand j'ai découvert le premier tome (alors qu'il était déjà sorti en français, je l'ai lu en anglais pour l'école). Seconde claque.

Je me suis surprise à faire des recherches, à découvrir ce qu'était vraiment la SFFF. Car bien entendu, cela ne se limite pas à David Eddings et JK Rowling. Non. 

Troisième claque. Tolkien. Le Seigneur des Anneaux. Découvert au second opus au cinéma et là, je me suis dit, va lire les bouquins ma vieille. Tu vas en tomber de ta chaise. Et là encore, la high-fantasy ou dark fantasy ne se limite pas qu'à lui mais bon sang, quelle déconvenue. Quelle gifle.

Hors de la littérature "blanche", des polars, des thrillers classiques, des romans policiers, il existe un univers riche, fort de ses différences et qui mérite d'être découvert sans préjugés. La science-fiction avec des noms tels que Verne, Barjavel, Roland C. Wagner, Damasio, Vance, Dunyach, Asimov, Bordage, Card, Gaborit, Ayerdhal et j'en passe des autres, tout aussi bon, tout aussi intelligents (faut-il rappeler que derrière ces gens se cachent des êtres humains doués d'intelligence, bardés de diplômes ? Quoi ? Vous ne le saviez pas ? Oh mon dieu, eh oui, des écrivains érudits de la vie sociale, ça existe m'dame Ginette !), sans parler de la fantasy et ses Pevel, Hobb, Eddings, Tolkien, Gaiman, Martin, Erik L'Homme... Quoi faut que je continue ? oui, bien entendu qu'il faut que je continue.

Vous n'en démordrez pas. 

Ma première partie s'arrête ici. 
Dans ma seconde, je tenterai de faire la lumière sans pour autant résoudre le problème, hélas !, au travers de plusieurs postulats consacrés à ce débat.



(fin de la première partie)

samedi 16 novembre 2013

L'art d'être constante ou comment se satisfaire de son irrégularité

Qui peut se vanter d'avoir toujours été servie sur un plateau par Muse ?
Peu d'auteurs, sans doute.
 
Comme le disent Baloo et Mowgli, il en faut peu pour être heureux. Je constate que c'est assez vrai me concernant pour ce qui est d'écrire.
 
Force est de constater que je suis assez irrégulière dans mon écriture quotidienne.  Et cela bien que j'ai envie de faire mieux, d'écrire davantage. La preuve en est encore avec le NaNo.
Je suis consciente que je ne parviendrai jamais à atteindre les 50000 mots, suprême accessit dont beaucoup rêvent. Et j'admire énormément ceux qui y parviennent. Ils sont fantastiques ! Et j'en connais quelques-uns qui, en prime, rempilent dans la foulée avec un second projet (clin d'œil à Jo Ann).
 
Cela dit, ce n'est pas pour moi. Je n'en suis pas capable. Enfin, si. J'en serais mais je n'ai ni l'envie ni l'énergie de m'y contraindre (pour moi, cela reviendrait à m'y contraindre en fait).
 
C'est en lisant une remarque très judicieuse de Celia Deiana que j'ai compris que moi aussi je faisais partie du clan des auteurs irréguliers qui peuvent écrire vite et bien des jours d'affilées ou des heures durant et puis, ne plus rien écrire de satisfaisant, voire ne plus écrire du tout pendant plusieurs jours.
Tenir le rythme n'est pas chose aisée, même en se fixant un objectif comme quelques centaines de mots au moins par jour. Et ce n'est pas pour moi non plus.
 
J'ai compris à force d'écrire que l'écriture vient en mangeant. C'est imagé mais je le ressens ainsi. C'est en écrivant qu'on a envie d'écrire et même si finalement, on fait quelques pauses de plusieurs jours parfois, on y revient. C'est tout à fait moi.
 
Il faut en prendre son parti. Ceux qui écrivent tous les jours, fort bien. Qu'ils en tirent profit et contentent leur muse ! Pour ma part, je me laisse porter par le vent et je pense que cela me convient fort bien. L'une technique n'est pas l'autre. Fort heureusement !
 
Quant à toi, Muse, viens. Quand tu veux. Nous trouverons un compromis ;)

dimanche 19 mai 2013

Un adieu symbolique...

Quand on s'essaie à devenir écrivain, il y a des étapes que l'on doit franchir, de gré ou de force et parfois même à l'insu de son plein gré oserais-je dire (privote joke Inside).

Quand j'ai commencé à écrire, j'ai cru - à tort, bien évidemment - que j'avais la science infuse, que ce j'écrivais deviendrait le prochain Pulitzer (j'exagère sans doute mais pas tellement), que... bla bla bla.
Que nenni.
A vrai dire, j'en suis revenue. En faisant mes armes sur le forum de Mille Saisons, puis de CoCyclis, j'ai appris. Sur mes écrits, mais surtout sur moi.
Je n'étais qu'à la première étape de mon processus (jamais terminé, je crois, on est en perpétuelle évolution à mon sens).
Mille Saisons m'a aguerrie. A l'époque, j'ai pris une grosse claque dans la tronche par des gens expérimentés et certains qui l'étaient moins, dont le seul but était de me descendre en bonne et dûe forme. Ca m'a fait mal, ça m'a blessée. Profondément. J'ai eu envie d'arrêter. Puis, dans la foulée, j'ai atterri sur CoCy. Une belle bouffée d'air frais, même si le processus à ce stade allait s'avérer encore très long.
 
Je vais vous passer tout le chemin parcouru sur CoCy mais je dois dire qu'il a été parsemé de grandes étapes : du soutien sans faille de certaines grenouilles malgré leurs avis très tranchés sur mes écrits jusqu'à la reconnaissance de mes qualités (surprenantes, même pour moi) d'intégrité et de recul. Tout ça, je n'aurais pu y parvenir sans ces mêmes grenouilles. Tantôt par des coups de pieds au derrière, tantôt à coups de tournée de nénuphou et de discussions ô combien enrichissantes et instructives sur moi, sur ma capacité à me relever après une défaite. Et ceux-là même qui ont critiqué mon manque de syntaxe, la pauvreté de mon vocabulaire, le côté parfois brut de mon écriture ont salué l'évolution, ont trouvé des textes dans lesquels ils ont plongé avec bienveillance et joie (Merci Régis :) ), ceux-là même ont contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui : un être imparfait avec des forces et des faiblesses qui continue d'apprendre et qui, surtout, peut enfin entendre la critique, la recevoir avec introspection, la digérer (même si elle est dure et brute) et enfin, prendre le taureau par les cornes pour s'atteler à ce qui doit être fait.
 
A ce sujet, et ce n'est pas pour rien que j'ai appelé ce message ça "Adieu symbolique", je suis venue vous parler de cet "adieu".
Ce n'est pas un adieu anodin. Je crois qu'il s'agit avant tout d'un au revoir à l'ancien moi.


 
  
Jeudi, j'ai dit au revoir à Almar, Lorelei, Maryen, Yvar, Maro'rk et cie. Sans doute pas définitivement, mais pour l'heure, ils vont trouver place dans un tiroir.
 
 
C'est un grand pas pour avoir après avoir passé l'épreuve de la soumission au cycle CoCyclis et me l'avoir vu refuser (à juste titre, soyons clairs :) ).
Ca m'a fait énormément grandir en terme d'écriture, tant dans la manière que dans le contenu.
Pour ce faire, je vais vous livrer le message que j'ai adressé à mes têtas et à l'ensemble des gens qui ont eu ce roman entre les mains, de près ou de loin.
 
C'est un peu comme une lettre que je vous adresse, vous mes chers têtas... et le collectif dans son ensemble, finalement.

Soumette mon roman a sans doute été l'épreuve la plus instructive de toute ma période cocyclienne. Je dois avouer que je n'étais pas totalement fière de moi en soumettant mais j'avais fait - je crois - le tour de ce que je pouvais faire seule. J'avais eu l'appui de grenouilles fort gentilles, qui m'ont soutenue dans les moments de doute (elles se reconnaîtront :heart: ).

Là, je suis arrivée à un stade où plusieurs choses me font réfléchir grandement. D'autres grenouilles qui ont soumis ces dernières mois ont eu un rôle dans ce cheminement, tout comme les discussions que j'ai pu avoir avec certains de vive voix, sur ce projet ou d'autres. En l'occurrence, jusqu'ici, je ne savais pas où j'allais et je retardais inconsciemment l'inévitable. Mon challenge 2013 a sans doute été un élément déclencheur aussi, une sorte de catharsis qui m'a permis d'y voir plus clair.

Force est de constater que le chantier sur le LdT est immense. Trop ? je ne sais pas. Peut-être, peut-être pas. En l'état, je constate simplement que je n'ai pas l'envie de m'y coller par manque de motivation, sans doute, mais aussi parce que je me dis que la maturité m'a frappée de son aura bienveillante. Je ne suis pas pour autant sortie d'affaire, j'ai toujours beaucoup à apprendre et je ne prétends pas écrire des bonnes choses. Ca m'arrive encore d'écrire de la merde et d'avoir envie de tout arrêter, mais contrairement à avant, j'ai envie de reprendre dans l'heure qui suit. Ca, la soumission aussi m'a fait évoluer de ce côté.

J'en suis arrivée à un stade où les conclusions se font naturellement : ce roman, ce Livre des Tempêtes, est le premier que je termine. Le premier. Le seul. Le roman de mois de travail acharnée, de réécriture complète, de coups de mou, de gifles dans la tronche au retour de lecture. Mais pourtant, ça fait un bien fou de voir qu'on a quand même un poil de potentiel, de bonnes idées à creuser et que tout ne va pas si mal malgré la montagne de remarques à assimiler et digérer.
A ce sujet, je saluerai le courage du collectif pour avoir su mettre la forme et le ton sur ce qui n'allait pas, mais surtout à la bienveillance et l'encadrement de mes têtas qui me suivent encore aujourd'hui. Sans eux, je ne serais pas parvenue à ce degré de regard neuf sur mes propres textes. Aujourd'hui, quand je relis ce que j'écris, je les entends derrière moi qui me disent, "attention à tes POV", "pense ton intrigue", "réponds à tes questions", "construis", "détaille", "donne la parole vraiment à tes personnages"... et j'ai l'impression que ça fonctionne enfin.
Je les en remercie, ils ont su me dire les choses avec sincérité, dureté (mais jamais en me cassant !) mais avec générosité aussi. Ca fait du bien au moral parce que lister ce qui ne va pas, quand il y a finalement peu de choses qui vont n'est pas une chose simple. Au contraire. Et vous l'avez fait avec justesse et je vous en suis et serai éternellement reconnaissante. :love: :heart:

Je crois qu'il est temps pour moi de dire au revoir à Almar et Lorelei pour le moment... Je ne sais pas si je reviendrai un jour à ce projet. A ce moment précis, je crois que c'était un passage obligé pour moi, pour me confronter à des avis extérieurs nombreux sur un infime passage de mon roman mais ô combien important, celui qui accroche l'œil ou le fait fuir, le début. Et même si je pouvais arriver au bout malgré tout, je me demande si cela en vaut bien la peine. J'ai peur de ne pas pouvoir sortir des travers du livre finalement, tant il me colle à la peau et au cœur. Peut-être ai-je trop mis d'émotionnel dedans :)

Voilà, je tourne la page aujourd'hui de cette aventure ô combien intéressante, instructive sur le travail d'une soumission mais aussi sur mon moi-auteur et mon moi tout court :love: . A savoir que oui, je dois continuer à bosser parce que ça en vaut la peine, parce que mon cerveau fume d'idées, parce que j'ai encore envie de me prouver à moi-même que je peux écrire un opus qui a du sens et qui peut-être un jour, trouvera son public. Et tout ça, c'est en grande partie grâce à vous mes têtas, mes bêtas chéris, ceux qui m'ont botté l'arrière-train sans détour :psycho: et qui sont encore là pour me dire "vas-y, continue, tu peux le faire" :love: :pompom:


Pour tout ça, merci :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart: :heart:


Et surtout, je continue et continuerai d'avancer. Cette aventure n'est pas un échec... que du contraire. C'est une nouvelle ère qui commence et... :fairemal:
 
 
C'est sans doute la chose que je retiendrai avec force de cette aventure... le combat. L'écriture est une passion mais aussi un combat contre soi-même, un jusqu'au-boutisme dont il faut faire preuve sans retenue. Sans concessions. L'écriture est aussi l'un des reflets de notre âme. Ce n'est pas un échec, non, c'est une étape. Et le chemin est encore long.
 
Merci à vous de me lire, merci d'être là, merci de dire ce que vous pensez, tout le temps. C'est vous qui faites évoluer ce que je suis au quotidien.
Merci.

mardi 12 avril 2011

La fantasy, un univers de clichés ?

Un grand merci à Booz & Kira pour m'avoir fait découvrir ce questionnaire !
 
Alors, voyons si mon univers est rempli de clichés !
 
 
1. Est-ce que rien ne se passe durant les cinquante premières pages ?
Oh, y’a du mouvement quand même : une attaque de cargaison, des vilains pas beaux qui essaient de vol un précieux grimoire, des portails étranges, ce n’est pas rien tout de même.
 
2. Est-ce que votre personnage principal est un jeune commis de ferme aux origines mystérieuses ?
Non,  c’est le fils adoptif d’un honnête marchand (et ses parents étaient des gens d’origine aisée).
 
3. Est-ce que votre personnage principal est l’héritier du trône mais ne le sait pas ?
Non
 
4. Est-ce que votre histoire porte sur une jeune personne qui devient adulte, gagne un grand pouvoir et défait le grand méchant pas beau ?
Non
 
5. Est-ce que votre histoire narre une quête pour un objet magique qui va sauver le monde ?
Oui pour l’objet magique, mais ce n’est pas pour sauver le monde (hmmm, pas sûre qu’il faille compter le point du coup !)
 
6. Ou alors à propos d’un objet qui va détruire le monde ?
Le détruire, non mais le plonger dans le chaos, oui (allez je vais compter un point).
 
7. Est-ce que votre histoire se déroule autour d’une prophétie parlant de l’Elu” qui sauvera le monde, tous les gentils clampins et les gentilles forces du Bien ?
Non, pas de prophétie ici
 
8. Est-ce que votre roman contient un personnage dont le seul rôle est d’apparaître au hasard et de donner des informations ?
Je n’ai pas compris la question hihi
 
9. Est-ce que votre roman contient un personnage qui est en réalité un Dieu déguisé ?
Non
 
10. Est-ce que le grand méchant pas beau est en vérité le père du personnage principal ?
Hmmm, si on veut, c’est pas son père, c’est le père de l’esprit qui habite son corps (comment ça c’est compliqué ?)
 
11. Est-ce que le roi de votre monde est un gentil roi abuse par un méchant magicien ?
Non,  même si le magicien n’est pas aussi gentil qu’il paraît
 
12. Est ce que le terme “magicien distrait” décrit un de vos personnages ?
Non
 
13. Pareil pour « un guerrier puissant, au cœur tendre mais un rien limité sur le plan intellectuel » ?
Non
 
14. Pareil pour « un sage, aux grandes connaissances, mystique qui refuse de donner des indications sur le déroulement de l’histoire pour des raisons personnelles et mystérieuses » ?
Non
 
15. Est-ce que les personnages féminins de votre roman passent beaucoup de temps à se faire du mouron sur leur apparence physique, surtout quand le personnage principal traîne dans le coin ?
Non. L’une de mes personnages aurait plutôt tendance à vouloir casser de l’ennemi.
 
16. Est-ce qu’un personnage féminin est uniquement là pour être capturé et secouru ?
Non mais j’ai un personnage masculin qui est bien dans ce rôle ça compte ?
 
17. Est-ce qu’un personnage féminin n’existe que pour incarner les idéaux féministes ?
Pas vraiment, non.
 
18. Est-ce que les termes « une aide cuisinière plus confortable avec une poêle à frire qu’une épée » décrivent un de vos personnages féminins ?
Non, elle c’est l’alchimie en temps normal ou la castagne.
 
19. Est-ce que les termes « une guerrière plus confortable avec une épée qu’une poêle à frire » décrivent un de vos personnages féminins ?
Oui ! Et de un !
 
20. Est-ce qu’un personnage de votre roman est parfaitement décrit avec les termes « un nain renfrogné » ?
Oh oui ! Morkagh, le roi des Nains entre autre.
 
21. Même chose pour “un demi-elfe déchiré entre son héritage humain et son héritage elfe » ?
Non, pas d’elfe par contre.
 
22. Avez-vous fait en sorte que les elfes et les nains soient amis, juste pour faire différent ?
Y’a pas d’elfe donc, pas d’avis.
 
23. Est-ce que tous les personnages d’une taille inférieure à 4 pieds sont uniquement là pour le comique ?
Non, du tout.
 
24. Pensez-vous que les deux seules utilisations d‘un bateau sont le piratage et la pêche ?
Non, pas nécessairement. Pour voyager, c’est bien aussi.
 
25. Ignorez-vous quand la machine à faire des bottes de paille a été inventée ?
Oui (hmm bizarre cette question tout de même !)
 
26. Est-ce que vous avez dessiné une carte pour votre roman qui indique des lieux tels que « Les Terres Maudites », « La Forêt de la Peur », « Le Désert de la Désolation », « Les Toilettes de Nev » ou n’importe quoi qui contient « de la Ruine » ?
Héhé oui ! sauf pour de la Ruine ^^
 
27. Est-ce que votre roman comprend un prologue incompréhensible tant que nous n’avons pas lu tout le livre, et encore ?
Hmmm disons qu’il est énigmatique. Allez, un point !
 
28. Est-ce le premier tome d’une trilogie ?
Oui, mais pas une trilogie (enfin, normalement).
 
29. Voir de 5 ou 10 tomes ?
Non.
 
30. Est-ce que votre livre est plus épais que l’annuaire (pages jaunes et pages blanches) de Paris ?
Non.
 
31. Est-ce que rien ne se passe dans le précédent livre que vous avez écrit, mais que vous pensez que vous être encore très loin de finir votre « histoire » et que cela nécessite un grand nombre de séquelles ?
Non.
 
32. Est-ce que vous écrivez des préquelles à votre série de livres, même si celle-ci n’est pas encore finie ?
Non.
 
33. Est-ce que votre nom est Robert Jordan et que vous avez menti comme un arracheur de dents pour allez aussi loin ?
Non, mais bon, je veux bien le succès qui va avec par contre ! (Ben quoi, j’aurai essayé !)
 
34. Est-ce que votre livre est base sur vos parties de jeu de rôle avec vos amis ?
Non.
 
35. Est-ce que votre roman contient des personnages transportés du monde réel vers un monde fantasy ?
Non.
 
36. Est-ce que certains de vos personnages principaux a une apostrophe ou un tiret dans leur nom ?
Oui
 
37. Est-ce que certains de vos personnages ont un nom de plus de trois syllabes ?
Oh oui
 
38. Est-ce que vous ne voyez rien d’anormal à avoir deux personnages venant du même petit village appelés « Tim Umber » et « Belthusalanthalus al’Grinsok » ?
Non pourquoi ? Que fait-on de la multiculturalité ? *rires*
 
39. Est-ce que votre roman contient des orcs, des elfes, des nains ou des hobbits ?
Seulement des nains !
 
40. Pareil pour des “orkens” et “Nahins” ?
Non.
 
41. Est-ce que vous avez une race qui commence par « demi- » ?
Non, déjà que je me tire les cheveux ainsi !
 
42. A n’importe quel moment de votre histoire, est-ce que les personnages principaux prennent un raccourci à travers d’anciennes mines naines ?
C’est pas un raccourci, c’est un passage obligatoire ^^
 
43. Est-ce que vous écrivez vos chaînes de batailles après les avoir jouées dans votre RPG favori ?
Non pas du tout
 
44. Est-ce que vous avez créez les fiches de personnages de tous vos personnages principaux dans votre RPG favoris ?
Non
 
45. Est-ce que vous faîtes des piges pour Wizards of the Coast ?
Non
 
46. Est-ce que des tavernes existent dans votre livre uniquement pour que vos personnages puissent s’y bagarrer ?
Non, pour y papoter, s’y réunir, mais mes personnages ne se bagarrent pas pour rien !
 
47. Est-ce que vous pensez savoir comment le féodalisme marchait alors qu’en vérité, vous n’y connaissez rien ?
Cela remonte à loin mais j’en ai de bons souvenirs dans l’ensemble.
 
48. Est-ce que vos personnages passent une quantité de temps démesurée à voyager d’un endroit à un autre ?
Oh oui !
 
49. Est-ce que l’un de vos personnages principaux pourrait dire aux autres quelque chose qui pourrait vraiment les aider dans leur quête mais qui ne le fait pas rien que ne pas gâcher l’intrigue ?
Oui en quelque sorte , allez je compte le point. (Ca fait 6 à ce stade !)
 
50. Est-ce que vos utilisateurs de magie lancent des sorts facilement identifiables en temps que « boule de feu » et « éclair » ?
Non, c’est plus subtil, comme la torture mentale ou la torture tout court par la pensée essentiellement.
 
51. Avez-vous déjà utilisé le terme « mana » dans votre roman ?
Non, mes personnages n’en ont pas besoin puisqu’ils intègrent des ordres différents, c’est donc  inhérent à l’ordre auquel chacun appartient.
 
52. Avez-vous jamais utilisé le terme «armure de plates » dans votre roman ?
Non
 
53. Les Cieux aient pitié de vous, utilisez-vous le terme “points de vie” dans votre ouvrage ?
Oh non, j’ai joué mais là, j’ai pas choisi ce mode !
 
54. Ne réalisez-vous pas combien l’or pèse en vérité ?
Hmmm question piège ? *rires*
 
55. Pensez-vous que les chevaux peuvent galoper toute la journée sans se reposer ?
Hmmm j’aimerais bien mais non ^^
 
56. Est-ce que, dans votre roman, un personnage se bat pendant deux heures en armure de plates complète, chevauche pendant 4 heures puis fait délicatement l’amour à une servante consentante dans la même journée ?
Quoi, on peut rêver non ? Non ? Non.
 
57. Est-ce que votre personnage principal a un marteau, une hache, une lance ou toute autre arme magique qui revient automatiquement quand il la lance ?
Hmm, ce serait le top ça !
 
58. Est-ce que dans votre roman quelqu’un plante une personne avec un cimeterre ?
Non.
 
59. Est-ce que quelqu’un plante une personne portant une armure de plates ?
Non, ils utilisent la magie ou ils brûlent, plus simple, plus vicieux et ça fait plus mal !
 
60. Pensez-vous que les épées pèsent 10 livres ou plus ?
Non, bien que certaines soient alourdies, notamment les sabres.
 
61. Est-ce que le héros tome amoureuse d’une femme inaccessible, qu’il atteindra plus tard ?
Non, elle est accessible mais il n’ose pas prendre les devants au départ.
 
62. Est-ce qu’une large partie de l’humour de votre roman consiste en des jeux de mots ?
Je ne sais pas en fait, je fais de l’humour qui semble marcher mais je l’utilise à petites doses car je ne suis pas très douée pour !
 
63. Est ce que votre héros est capable de résister à plusieurs coups de l’équivalent fantasy d’un marteau de 10 livres mais est quand même menacé par une frêle donzelle avec une dague ?
Ils sont doués dirons-nous. Allez oui (hop hop 7 points !)
 
64. Pensez-vous qu’il faut, habituellement, plus d’une flèche en pleine poitrine pour tuer un homme ?
Aucune idée
 
65. Ne réalisez-vous pas qu’il faut des heures pour faire un bon ragoût, ce qui en fait un mauvais choix pour un repas « sur la route » ?
Bah s’il est préparé déjà avant, pourquoi pas ?
 
66. Avez-vous des barbares nomades, vivants dans la toundra, et consommant barils sur barils de d’hydromel ?
Non
 
67. Pensez-vous qu’hydromel est juste un joli mot pour remplacer bière ?
Non, du tout.
 
68. Est-ce que votre histoire implique un certain nombre de races différentes ayant toutes exactement un roi, un pays et une religion ?
Non, ils ont des reines aussi, mais ne sont pas nécessairement de races
différentes.
 
69. Est-ce que la guilde des voleurs est l’organisation la mieux organisée et comptant le plus de monde dans votre monde ?
Hmmm pas de guildes dans mon histoire.
 
70. Est-ce que le grand vilain pas beau punit les erreurs insignifiantes par la mort ?
Non, il ne tue pas forcément, il inflige d’horribles blessures par contre.
 
71. Est-ce que votre histoire raconte les aventures d’une équipe de guerriers de top niveau qui prennent en chemin un barde nul en combat mais qui joue du luth ?
Non ^^
 
72. Est-ce que le « Commun » est la langue officielle de votre monde ?
Mouarf, le commun, c’est nul ^^ Non !
 
73. Est-ce que la campagne de votre monde regorge de tombes et de cimetières remplis d’anciens objets magiques que personne n’a pensés à voler durant tous ces siècles ?
Non, pas de ça chez moi !
 
74. Est-ce que votre livre est, de façon basique, une réécriture du Seigneur des Anneaux ?
Hmmm, là je copie sur Booz., donc non,  mais de la Belgariade peut-être.
 
75. Relisez cette question et répondez franchement.
Plaît-il ? *rires*
 
Ça fait 7 points. Diantre, je ne suis pas dans le cliché ? Wow ! Yata !
 

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