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lundi 16 mars 2015

Séance questions-réponses avec vous

Il y a quelques jours, j'ai lancé sur ma page FB une petite activité bloguesque. Certains d'entre-vous ont répondu à l'appel et m'ont posé des questions. J'ai ensuite relayé sur le blog et d'autres se sont ajoutées !

Voici venu le temps d'y répondre ;)



Question 1 : Bonjour! As-tu un rituel pour l'écriture? Une ambiance particulière, boisson, musique, lumière, position, moment de la journée/nuit... (Ellen)


Oui et non. Tout dépend du planning du moment et de l'humeur. J'aime beaucoup écrire en soirée mais je dois avouer qu'en ce moment, j'ai une tonne de travail et j'ai du mal de m'agencer des périodes d'écriture le soir tant je suis fatiguée.
J'aime écrire dans un calme certain. Je dis certain car j'apprécie d'écrire en musique. Pas fort, mais un bruit de fond en fait. Ca m'aide pour avancer. 
Niveau ravitaillement, je carbure au café généralement mais de temps à autre, mon écriture s'accompagne d'un bon mug de thé du Palais des Thés, le plus souvent.
J'écris dans des positions étranges parfois, dans le divan ou sur ma chaise, à moitié assise en tailleur (je change de position très très souvent ^^).
L'avantage c'est que parfois, j'écris même au travail, quand j'ai un break ou un moment de libre. Je m'enferme dans une bulle et je peux écrire beaucoup, mais cela devient assez occasionnel ces dernières semaines. Je passe mon temps à corriger des copies, préparer des leçons et faire des photocopies. Peu rentable au boulot, donc.


Question 2 : Est-ce que Rédemption était ton premier roman ou as-tu écrit d'autres romans qui ne sont pas publiés ? (Manihola)


J'en ai écrit deux autres. L'un plutôt Dark Fantasy. Un diptyque avec des créatures, de la magie et de vilains pas beaux, le Livre des Tempêtes. Je l'ai abandonné car c'était le premier vrai roman que je terminais et mon écriture à l'époque était encore trop fébrile, trop peu sûre, trop cliché et caricaturale. Cependant, je pense que c'était un passage obligé pour maturer l'écriture et me rendre compte de ce sur quoi je devais plus me focaliser. Ca m'a permis aussi de voir quelles étaient les faiblesses de mon écriture: la surabondance d'adverbes, de répétitions, etc. Un apprentissage. 

Le second, un diptyque lui aussi, Souffleur de rêves, plutôt orienté fantastique. Sur le domaine du rêve et du monde onirique. C'est un projet qui me tient toujours à coeur mais qui n'a toujours pas trouvé preneur. Il est dans le circuit éditorial depuis plus d'un an et demi. Bientôt deux ans à vrai dire. Les raisons sont généralement peu expliquées (quand on obtient une réponse, cela dit). Certaines pointent un public trop ciblé, d'autres justement inclassables. Difficile de faire le tri. Il me reste quelques réponses à avoir, on ne sait jamais ;-) On verra !



Question 3 : T'arrive-t-il de ne pas pouvoir écrire à cause de perturbations (félines ou enfantines) extérieures ? (Roanne)


Oh oui ! Mon chat adore venir se vautrer entre le clavier et moi. Du coup, elle se tourne dans tous les sens, se donne à caresser et vient se frotter contre mon visage pendant que je tape. Charmant, n'est-ce pas ? Je le trouverais sûrement si je n'avais pas un temps plus que réduit ces dernières semaines ^^

Quant à mini-moi, ça va. Elle s'occupe. Bien sûr, elle s'intéresse à ce que je fais, elle pose des questions mais elle s'occupe seule ou vient faire ses activités juste à côté de moi. Ca donne l'impression qu'on bosse en duo ! *rires*


Question 4 : De la même façon qu’il peut exister un stress lors d’une soumission éditoriale, as-tu vécu un stress particulier après la sortie de ton livre ? (Jean-Sébastien)


Clairement, oui. Mais c'est sans doute mon côté grande angoissée, ce côté qui a toujours envie de plaire quoi qu'il arrive. C'est un gros défaut car je sais fort bien qu'on ne peut pas toujours faire l'unanimité et c'est un travail sur soi en fin de compte. Admettre que l'on peut ne pas plaire, recevoir une critique plutôt négative et devoir y faire face. 

Quand Rédemption est sorti, il a fallu quelques temps avant que les premières critiques ne tombent. Ce fut particulièrement pénible pour moi car je vois vite le mal partout. Les retours se sont principalement montrés positifs, rassurants voire élogieux mais c'est un aspect difficile à gérer, je trouve.
Pourtant, je sais qu'il a été travaillé, pas bâclé ni même précipité mais personnellement, je ne peux m'empêcher à l'accueil qu'on lui réserve. Mes copines auteurs me rassurent, elles sont bienveillantes mais difficile de chasser cette vilaine tendance à la mauvaise estime de soi.
C'est quelque chose que je devrai encore travailler à l'avenir. ;-)


Question 5 : Pourquoi une uchronie? c'est peu usité même si ça donne quelque chose de plus je trouve à une période de l'Histoire que tout le monde connaît :) (Nathalie)

Excellente question. Je n'ai pas de réponses à vrai dire car je fonctionne vraiment au feeling. J'ai vu la photo du château, j'ai fait des recherches sur son histoire et quand j'ai su qu'il avait joué un rôle - même minime - dans la Seconde guerre mondiale, ça s'est imposé tout seul. J'ai su que j'écrirais sur cette période. Pourtant, je ne souhaitais pas rester dans un réalisme total et donc l'uchronie m'a paru être l'idée approprié pour l'histoire que j'avais en tête.

Cela dit, je dois reconnaître que ce n'est pas une mince affaire que de choisir une période réelle de l'Histoire. Je voulais quand même que le côté réaliste soit présent et j'ai donc fait beaucoup de recherches sur la période, sur la hiérarchie allemande, belge de l'époque pour que ce soit vraisemblant. Je ne voulais pas non plus que ce soit inventé de toute pièce car après tout, les faits sont là et même si je m'en suis écartée, le fond est, lui, réel en grande partie.


Voilà qui clôture cette première session de questions-réponses !
J'en referai une après les Imaginales, alors préparez-vous !


samedi 7 décembre 2013

Dis, pourquoi t'écris ?

Aujourd'hui, en forme de catharsis, je me dévoile sur l'écriture.
 
Pourquoi j'écris ?
 
Je ne saurais le dire avec certitude, le mystère restant toujours présent quand on écrit.
 
J'ai commencé très tôt, des textes courts pour la plupart.
Un peu plus tard, je suis venue aux poèmes, puis aux nouvelles.
 
Oui, mais pourquoi écrire ?
 
J'ai toujours eu une imagination relativement débordante. Depuis toute petite. C'est un peu naturellement que j'en suis venue à coucher sur le papier des mots, sans logique, qui peu à peu, se sont donnés des liens, du sens.
Cela a pris forme lentement.
 
Influencée par mes lectures, grande fan d'Agatha Christie et de Sir Conan Doyle, je me suis lancée dans les récits policiers bien avant de me tourner vers la SFFF.
 
A la manière d'Hercule Poirot, je me suis trouvé un personnage féminin, belge qui plus est. Et je l'ai mise en scène aux quatre coins du monde, dans des aventures folles, avec une maison à Londres dans Mayfair et une maison en Belgique, pour les vacances.
 
Parallèlement j'ai créé un monde de fantasy que j'ai écrit, réécrit, rééécrit des dizaines de fois. Pour me faire la main. Pour me faire l'esprit. Pour voyager.
 
je crois que c'est aussi pour cette raison que j'écris. Pour voyager, changer d'air, éprouver d'intenses émotions en même temps que mes personnages, me laisser guider par eux, même si je ne leur donne pas la permission de faire tout et n'importe quoi.
 
Je ne sais pas pourquoi j'ai eu envie d'écrire ou pourquoi j'en suis arrivée là.

Il ne serait pas opportun de  dire que j'écris avant tout pour moi. A vrai dire, j'écris pour moi, certes, mais j'écris aussi pour les autres. Pour être lue, découverte, appréciée ou non. Il faut de tout pour faire un monde de toute façon et on ne peut pas plaire à la multitude, mais cela dit, c'est bien le rêve de tout auteur. Partager ses écrits. Je dirais donc que j'écris aussi pour les autres pour cette raison. Parce que j'ai envie de partager mon univers, mon imagination, mes inventions avec les autres. Que celles-ci soient consignées dans des livres papier ou en numérique, qu'importe. Il ne faut certes pas cracher dans la soupe. Je rêve de publier l'un de mes histoires, mais ce n'est pas mon leitmotiv pour écrire.

Et j'en reviens ainsi à la catharsis. Pour moi, écrire est aussi un moyen d'évoluer, de progresser, de me lancer des défis - et dieu sait que les relever est un défi en soi ^^ - mais pas que. C'est un moyen aussi parfois d'exorciser de vieilles blessures, des choses enfouies au loin qui ressortent, comme une résurrection, une seconde naissance.

Je me souviens d'avoir écrit un récit de naissance qui a suscité moult réactions. Certains ont aimé, beaucoup, d'autres pas du tout. Certains n'ont pas été au bout. Et je peux le comprendre. Ce récit était une projection d'un vécu, un ressenti personnel, intime et très profond. Cette portée émotionnelle ne peut pas être comprise ni appréhendée par tous et c'est en cela qu'il est difficile de comprendre parfois pourquoi on écrit sur tel ou tel autre thème. De près ou de loin, on peut se voir touché par une problématique, un sujet, une thématique. Et cela reste tout personnel aussi.

C'est pour ça que j'écris, pour faire ressurgir des choses sur lesquels mettre des mots est parfois difficile. Quand on articule cela autour d'un personnage, ce n'est plus vous qui parlez mais lui ou elle. Et cela sort plus facilement.

Alors, on continue d'écrire. Encore et encore. Parce qu'au-delà du fait d'écrire pour écrire, on écrit aussi par amour. Le simple amour de poser des mots sur le papier.

vendredi 29 novembre 2013

Pardon ? Qu'écrivez-vous ? Ah, de la fantasy. Oh, du fantastique. Et ça se vend ces trucs-là ? *regard perplexe* (3)

Voici venir la conclusion (Edit : voir articles 1 et 2).

Pour rejoindre mes pensées et avis et avant de conclure moi-même, je vous encourage à aller consulter le très bon article de Silène Edgar sur la littérature jeunesse.

Je poursuis ma réflexion.

Je suis une trentenaire qui lit de la blanche, de la SFFF, poète à mes heures perdues, grande amatrice de séries télés de SFFF ou non (je peux regarder Walking Dead comme Downtown Abbey ou encore Barnaby). J'ai lu du Vian et de l'Hugo, comme j'ai lu du Tolkien et du Hobb ou encore du Bordage.

Je ne saurais que conseiller aux journalistes grandiloquents qui nous inondent d'articles ô combien formatés (ah, celle-là, vous l'avez pas vu venir, hein ?), articles qui se veulent un guide pour le choix du "bon lire". 

Mais, voilà, ce n'est pas si simple. 

Vous, messieurs mesdames les journalistes, penchez-vous un instant sur la littérature qui fait frémir les adolescents d'aujourd'hui mais par pitié, ravalez vos préceptes du jeune équivaut à la pauvreté littéraire. Diantre, non. Les lecteurs d'aujourd'hui lisent des ouvrages qu'ils jugent intéressants, passionnants, mais jamais, ô grand jamais, ne tirez de conclusions hâtives.

Vous qui n'avez jamais ouvert un livre de science-fiction, de fantasy, de fantastique (je ne cible pas davantage, vous ne comprendriez pas un traître mot de mon "vocabulaire", plongez dedans à bras grands ouverts, mangez-en ! C'est bon pour la santé ! Au moins, essayez avant de vous prononcer. 
Un scientifique, docteur en telle ou telle matière, ne se permettra jamais de tirer des conclusions sans avoir au préalable expérimenté, testé, échoué et enfin, réussi. 
C'est là qu'est la grande différence entre eux et vous.
La rigueur.
La transparence.
Ce dont vous manquez cruellement, vous qui osez blasphémer sur ce que vous ignorez, sur ce dont vous n'avez aucune information cohérente.

Où est votre légitimité ? Qui êtes-vous pour oser parler au nom de la multitude et abreuver ainsi notre jeunesse de vos inepties ? 

Qui êtes-vous donc pour renier le travail et l'acharnement d'auteurs tels que Stephen King, Asimov, Gaiman, Martin, Lovecraft, Tolkien, Herbert et tant d'autres ? 

Qui êtes-vous pour encenser sans cesse la littérature SFFF anglophone, sans doute meilleure que la francophone en la matière ? Et sur quel critère vous basez-vous pour ainsi dénigrer tous ces auteurs francophones d'ici ou d'ailleurs ? Sous quel couvert vous permettez-vous de les "classer" du mauvais côté de la barrière ? 

Certes, la SFFF anglophone est riche, mais la francophone l'est tout autant. Citons Pevel, Dunyach, Ayerdhal, Charlotte Bousquet, Samantha Bailly, Marilou Aznar, Nadia Coste, Roland C. Wagner, Berthelot, tous autant qu'ils sont, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, tous ont un talent énorme, une richesse à partager, des univers à nous faire découvrir. 

Cessez là de cultiver ce que vous ignorez ou ne comprennez pas. 
Tentez au moins d'être objectif, vous en gagnerez en crédibilité. En justesse, en humilité.

Lisez de la SFFF - francophone, de surcroît - jeunesse ou non, mangez-en ! C'est bon pour la santé, et votre intellect !

Pardon ? Qu'écrivez-vous ? Ah, de la fantasy. Oh, du fantastique. Et ça se vend ces trucs-là ? *regard perplexe* (2)

Pour faire suite à mon article sur les genres de la SFFF que vous trouverez ici, revenons à ces fameux postulats.

Partons des postulats suivants.

Postulat 1 : la littérature SFFF n'est pas de la littérature.

Bah voyons. Je connais beaucoup d'auteurs SFFF. Des très connus, des connus, des moins connus, des pas connus du tout qui gagnent à le devenir. Tous écrivent avec application, abnégation, passion, vie, joie et souffrance.

Tous connaissent les Bescherelle, dictionnaires et autres petits trucs pour bien écrire. Ils les utilisent. 
A partir de quand se permet-on de juger ce qui est ou non de la littérature ? 

Définition, svp.

Le Larousse nous dit ceci : "Ensemble des œuvres écrites auxquelles on reconnaît une finalité esthétique."

Ah, donc les auteurs dont j'ai cités le nom ci-dessus n'écrivent pas d’œuvres à finalité esthétique ? Et quoi encore ? Ceux-là même qui ont publié tant d'ouvrages n'en seraient pas ? Larousse mentirait-il donc ? Messieurs les gestionnaires de dictionnaire se permettraient-ils donc de malmener la masse sociale pour ne produire que des mensonges traduits et imprimés des millions de fois ? 

Mais oui, évidemment !

Je me souviens encore de la réaction de certaines personnes de mon entourages quand j'ai dit que j'écrivais de la fantasy (mon tout premier essai de roman inachevé, puis le second achevé mais rangé dans un tiroir, à retravailler plus tard).
"Ah, tu écrivais de la fantasy ? C'est de la littérature ? "
Oui. C'en est.
"Ah oui mais moi j'aime pas".
Pourquoi ?
"Ben tu sais tous ces trucs qui existent pas, 'fin tu vois, l'écriture, le style, toussa, toussa..."
*regard qui flamboie*
Passez moi le bazooka !

Non, mais franchement. Il faut en avoir sacrément dans le ciboulot pour sortir des univers complètement créés de toute pièce avec une hiérarchie sociétale bien définie, cohérente, compréhensible, inspirée souvent des déviances de nos sociétés actuelles ou non, mais crédibles, potentiellement concevables. Qui plus est quand le monde est dépeint à coups de champ lexical que la plupart des profs de français envie ou convoite. Et là encore, il faudrait réduire cela à de la sous-littérature.
Personnellement, ily a des livres de blanche qui ne m'inspirent guère. Force est de constater que certains de ces auteurs bien vus du public - volontairement, je ne citerai pas de noms pour ne pas heurter les plus sensibles ) - et qui publient à la pelle des ouvrages insipides mais encensés par la critique. Quelqu'un ose-t-il dire que ce n'est pas de la littérature ? Non.
Mon "insipide" ne regarde que moi et moi seule. C'est mon avis de lectrice et c'est mon droit.
En revanche, jamais, je ne me permettrai de dire que ce n'est pas de la littérature. C'en est, au même titre que la littérature érotique, de gare ou autre.

Alors, cessons de nous tromper de cible. La cible, ce n'est pas la SFFF, c'est la méconnaissance du genre et les raccourcis - ô combien faciles - qui en découlent. Ce que l'on ne connait pas part automatiquement dans des registres tendance hors normes, voire dans une catégorisation "peu de valeurs, pas vendables, pas bankable".

Une question me vient cependant... Quand on voit que ces soit-disants livres n'appartenant pas à la catégorie littérature (vous voyez, on en revient encore à la "case", au "cadre", à la "catégorie") sont transposés au cinéma, ne crie-t-on pas victoire trop vite ?

Si.
La preuve quand on voit les résultats au box-office mais qu'on recense les lectures du genre ensuite.
Ceux qui sont passionnés par les films (je citerai les Twilight, Hunger Games, HP & SdA car je les ai lus/vus) ont généralement lu les livres. Parfois même, voir les films les pousse à se plonger dans les bouquins ensuite. Pari gagné pour ceux-là.
Mais les autres ?
Que nenni. Ils signent et persistent.
Regarder les films, oui. Lire les livres, non.


Postulat 2 : la SFFF c'est pour les geeks

Oui, accrochez-vous bien.
Evidemment que la SFFF c'est pour les geeks !
Non, mais franchement (oui je risque de vous la refaire souvent celle-là), vous vous écoutez parler des fois ? (ouh là, je parle comme une belge ^^ je cumule !).
Un geek, c'est quoi ?

Définition, svp.

Un geek est un mot de verlan anglais, du slang. Bien qu'il évolue encore considérablement aujourd'hui, puisque tout évolue, faut bien le dire, il définit quelqu'un qui est fort tourné vers la techonologie et principalement, les ordinateurs ou encore la sphère scientifique et les jeux vidéos de tout genre (surtout les MMO ou les jeux de stratégie). A priori le geek ancien est à différencier du geek nouveau.
Le geek ancien se limitait essentiellement à deux de ces critères (généralement, matheux et jeux vidéos ou scientifique/jeux vidéos). Aujourd'hui, il fait place au geek nouveau, càd, celui qui cumule tout ! Oui, madame ! Ça existe ! Meilleur exemple du geek par excellence, les personnages de la série - topissime qui plus est - Big Band theory.
Voilà m'dam Ginette, l'exemple-type du geek.

Or, ce sont des garçons. Force est de constater que cette définition se veut assez réductrice finalement car moi aussi je suis une geek. Eh oui ! Ca vous surprend ? Explications.
Mais oui ! Point de jalousie, mesdames, les geekettes, ça existe ! Et j'en connais pas mal ! J'en fais même partie !
Pourtant, démonstration par A+B qu'une fille peut être geekette et respecter plus ou moins (ouais, faut pas exagérer tout de même) les critères ci-dessus tout en aimant aussi la culture !

Critère 1 : Earane est une fille (oui, oui, je vous assure).
Critère 2 : Earane est bardée de diplôme (BAC + 3 en langues germaniques +  BAC + 5 en sciences psychologiques).
Critère 3 : Earane a fait un an d'informatique poussé (qu'elle a fui comme la peste, je n'aimais pas, les cours oui mais pas le reste) et a suivi des tas d'ateliers sur la programmation (ça vous embouche un coin, hein ?).
Critère 4 : Earane joue aux jeux vidéos depuis qu'elle sait parler (le commodore 64, les consoles, ...) comme Warcraft, WoW, Star Wars, Star Trek, Guildwars, CoD, bla bla bla... et en prime, pour couronner le tout, elle a un portable qui est une bombe (en fait, j'en ai deux). Ah oui, je joue aux sims aussi mais là, je suis nulle. J'ai même été à la Blizzcon y'a quelques années.



Je rajoute un dernière critère. J'ai quasi l'intégrale des bonnes séries de SF et j'adore me déguiser en lieutenant-commandeur de Star Trek. Si c'est pas malheureux tout de même ! 

Alors, geek ou pas geek ?

Pas vraiment, je ne respecte pas les critères obligatoires (savez, c'est comme le DSM en psycho, si on loupe un critère, on ne peut pas diagnostiquer, ici c'est pareil !). Et qui plus est, j'adore la culture, les musées, l'Egypte, sortir... On vous avait pas dit que les geeks sont des ermites ?
Diantre, je ne suis donc pas une geek ?
Ah ah !


Postulats 3 et 4 : la SFFF c'est pour les garçons / La littérature jeunesse, ouais, c'est pas du Balzac !


Mais c'est bien sûr !
D'ailleurs, quand on va voir l'adaptation d'un bouquin de SFFF, y'a que des garçons dans les salles.
Ah oui, mais bien entendu, faut éjecter du lot la bitt-litt, chick-litt et tous les films dont la romance est la thématique principale. Ca, c'est encore moins de la littérature !

Passons.

Pour les garçons, nous disions.

D'ailleurs, un récent article paru hier à l'occasion du salon de Montreuil, les journalistes - si tant est que l'on puisse les nommer ainsi - démontre que pour attirer le jeune, il faut réunir fantasy et quête initiatique.
Non contente de mettre tous les genres au même niveau (et à lire ses tournures, ce n'est guère positif), elle se permet de classer automatiquement les ouvragres en livres pour filles / livres pour les garçons.
Mais où va-t-on ma bonne dame ? Encore dans les "cases" et les "catégories" parce que tout, absolument tout, tourne autour de ça.

Percy Jackson, c'est pour les garçons, tout le monde le sait !
Et tant qu'on y est, La Belgariade aussi c'est pour les garçons ? La SF, c'est que pour les garçons ? Le SdA pareil ? Quand je vois la tête des filles qui ont hurlé à la vue de la BA du Hobbit second volet tandis que je faisais la queue pour aller voir Hunger Games en avant-première, je me dis que certains n'ont décidément rien compris.
Ou rien lu.
Ah ah mais oui, voilà le noeud du problème.
On vilipende ces jeunes qui lisent du Hunger Games, du Percy Jackson ou du cross-age, comme on le dit maintenant (oui, YA, c'est dépassé ^^), on se fende même du "oui mais ce n'est pas du Balzac". Ah oui, c'est sûr, mais cela n'enlève rien au style, à la richesse de ces livres. Quels qu'ils soient.
Qu'on aime ou qu'on aime pas, de qui se moque-t-on ?
Qui octroie le droit d'ainsi clouer au pilori, sur la place publique, les jeunes ? Et les autres ? Oui, parce que les autres aussi lisent cette littérature si atypique, si vaste !

La littérature jeunesse, c'est de la bonne littérature. Mangez-en ! Un livre de littérature jeunesse m'a en son temps fort marquée. Transcendée, bousculée, scotchée.
Michel Honaker et sa Sorcière de midi m'ont permis de m'ouvrir aux genres de l'imaginaire. Et pour aller encore plus loin, classé jeunesse pourtant, il a su conquérir ma maman, lecture très difficile.
C'est dire !
Pourtant, ma maman, tout comme moi, nous avons lu des grands classiques de la littérature française, des monstres sacrés.
Et j'ai eu la chance, dans ma vie scolaire, de découvrir de grands auteurs comme Boris Vian, Barbey D'Aurevilly, Victor Hugo, Camus et d'autres. Et j'étais dans cette même tranche 15-30.

Être jeune et lire de la SFFF ne sont pas des tares ni des critères d'exclusion. Que du contraire.
C'est l'environnement, les médias qui peuvent cultiver cette étonnante conclusion, si facile, si commune, si à propos, si convenue.

Convenue, c'est bien le terme. Car il est convenu que les garçons lisent de la baston et les filles de la romance. Non, je m'insurge. Je suis une fille et je préfère - et de loin - des livres de baston que la romance.

Et alors ? Je suis un garçon ? Non. Je ne me sens pas garçon, je suis bien une fille, qui plus est bien dans ma tête (enfin, je crois) et je pense faire savoir preuve de discernement pour ne pas m'arrêter à cette triste limite sectaire du fille-garçon pour choisir une lecture.


(Bon, il y a aura une troisième partie... la conclusion ! )

Pardon ? Qu'écrivez-vous ? Ah, de la fantasy. Oh, du fantastique. Et ça se vend ces trucs-là ? *regard perplexe* (1)

Ah, c'est sans doute l'un des plus longs titres d'article que j'ai jamais eu à écrire.

Cet article me trotte dans la tête depuis fort longtemps mais je n'avais jamais pris le temps de l'écrire, ne me trouvant pas assez légitime dans ce registre.
Pourquoi me direz-vous ? 
Tout bonnement parce que ma culture littéraire n'est pas à ce point développée que pour me prétendre la défenderesse des genres de l'imaginaire. Ensuite, parce qu'hormis le fait de n'avoir lu qu'une infime partie de ce dont regorgent tous ces genres de merveilles et autres splendeurs, je manquerais sans doute d'objectivité.
Néanmoins, ce que je lis bien souvent sur la toile ou ce que j'entends dans mon entourage me fait hérisser le poil.

Oh, je ne suis pas énervée, non. Je suis stupéfaite, j'en reste bouche bée.

Explications.

Quand j'ai commencé à écrire, je me suis tournée vers le policier. À l'époque, je lisais énormément de romans du même genre. En passant d'Agatha Christie à Conan Doyle ou encore Simenon. Pour l'école et pour le plaisir. J'ai été envahie par le plaisir de lire dès mon plus jeune âge, entourée d'une maman qui lisait énormément de tout. De tout ? Non. Tout sauf de l'imaginaire.

Alors, forcément, par quoi ai-je commencé ? Par la littérature policière. 
Je me suis lancée dans des récits qui mettaient en scène une vieille dame, Jeanne Ballot. Belge de surcroît ! (ça y est, vous avez vu la ressemblance avec un vague détective fort de ses petites cellules grises ?). Honte sur moi. Aucune connaissance en recherches scientifiques, aucune en balistique, recherches d'ADN (quoi, ça existe ?). En revanche, j'avais un goût certain (ou l'inverse ?) pour les titres. J'ai toujours été très douée pour ça. C'est toujours le cas aujourd'hui, on ne m'enlèvera pas au moins ^^ *rires*

Mais revenons à nos moutons.

Quelques mois plus tard, je me lance dans un récit de fantasy. Comment en suis-je arrivée là ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Diantre !

J'ai lu David Eddings. La Belgariade. Un premier tome soporifique à souhait, puis... la grande aventure. J'ai dévoré tome après tome. Enchaîné avec la seconde série de bouquins. Me suis relancée dans les préquelles. Plus de dix livres plus tard, je suis définitivement tombée amoureuse de la fantasy et plus largement de l'imaginaire. 

Vint ensuite l'apocalypse. Harry Potter. Je l'ai découvert tardivement. Très tardivement. J'avais 19 ans quand j'ai découvert le premier tome (alors qu'il était déjà sorti en français, je l'ai lu en anglais pour l'école). Seconde claque.

Je me suis surprise à faire des recherches, à découvrir ce qu'était vraiment la SFFF. Car bien entendu, cela ne se limite pas à David Eddings et JK Rowling. Non. 

Troisième claque. Tolkien. Le Seigneur des Anneaux. Découvert au second opus au cinéma et là, je me suis dit, va lire les bouquins ma vieille. Tu vas en tomber de ta chaise. Et là encore, la high-fantasy ou dark fantasy ne se limite pas qu'à lui mais bon sang, quelle déconvenue. Quelle gifle.

Hors de la littérature "blanche", des polars, des thrillers classiques, des romans policiers, il existe un univers riche, fort de ses différences et qui mérite d'être découvert sans préjugés. La science-fiction avec des noms tels que Verne, Barjavel, Roland C. Wagner, Damasio, Vance, Dunyach, Asimov, Bordage, Card, Gaborit, Ayerdhal et j'en passe des autres, tout aussi bon, tout aussi intelligents (faut-il rappeler que derrière ces gens se cachent des êtres humains doués d'intelligence, bardés de diplômes ? Quoi ? Vous ne le saviez pas ? Oh mon dieu, eh oui, des écrivains érudits de la vie sociale, ça existe m'dame Ginette !), sans parler de la fantasy et ses Pevel, Hobb, Eddings, Tolkien, Gaiman, Martin, Erik L'Homme... Quoi faut que je continue ? oui, bien entendu qu'il faut que je continue.

Vous n'en démordrez pas. 

Ma première partie s'arrête ici. 
Dans ma seconde, je tenterai de faire la lumière sans pour autant résoudre le problème, hélas !, au travers de plusieurs postulats consacrés à ce débat.



(fin de la première partie)

lundi 18 novembre 2013

Une question, vous dites ?

J'ai été taggée aujourd'hui par une personne qui m'est chère. J'ai nommé Cindy Van Wilder.
Après avoir elle aussi été taggée pour participer à un petit questionnaire sur le NaNo et des questions plus personnelles, voici que vient mon tour !

Il y a quelques temps, je vous parlais du NaNo.
Sur le blog de my dearest, il y a donc une première partie consacrée au NaNo. 
Je vais donc commencer par ça ! 
Let's go !

Première partie :

1. Tentez-vous le NaNoWriMo pour la première fois cette année, ou aviez-vous déjà participé ?

Non. Chaque année, je me dis que je ne le ferai plus, faute d'atteindre l'objectif mais au final, je me laisse tenter. Je dois reconnaître que cela me convient malgré tout car au moins, j'écris davantage que d'habitude. Je peux donc dire que c'est assez positif même si je ne parviens pas à écrire les 50k prévus ! 

2. Comment avez vous découvert le NaNoWriMo ?

Via CoCyclics et ses grenouilles. J'ai essayé de voir ce que c'était et je me suis lancée !

3. Participez-vous pour gagner ou pour vous amuser ?

Comme je le dis plus haut, c'est davantage pour écrire mais sans pression finalement. Je ne me focalise pas sur l'objectif final mais plutôt sur le dépassement de soi dans une émulation encore plus vive que d'habitude.

4. Êtes-vous à jour pour votre quota de mots ?

 Oh non ! ^^

5. Parlez un peu de votre roman à vos lecteurs (genre, titre et petit résumé, par exemple). 

Il s'intitule Rédemption et se situe à la fois à notre époque et durant la seconde guerre mondiale dans les Ardennes belges, au moment où l'Armée allemand s'apprête à lancer une dernière offensive avant sa capitulation.

Noâm, mon héros, un jeune homme d'une petite vingtaine d'années découvre après que son ait ramené un vieux médaillon ayant appartenu à sa famille que son arrière-grand-père a été suspecté de collaboration sans jamais avoir pu être défendu. Après des recherches approfondies, Noâm décide de se rendre sur les lieux où son seba, son arrière-grand-père, a travaillé, à savoir Celles-lez-Dinant, un petit village aux premières loges de l'offensive allemande. Là, après un surprenant concours de circonstances, il se blesse et voyage dans le passé. 
Il se retrouve à Celles, mais 60 ans auparavant, en pleine période de guerre. Son but, restaurer l'honneur de sa famille.

6. Est-ce que quelque chose de fou s’est déjà passé pendant ce NaNo ? Des retournements de situations inattendus ?

Pas à ma connaissance (m'aurait-on caché quelque chose ? Mes personnages vivraient-ils des aventures sans moi ?), sauf si on considère que Muse qui fait des siennes est un retournement de situation inattendu !

7. Est-ce que vos amis de la “vie de tous les jours” participent ?

Non mais ceux que je côtoie sur le net, mes amis bloggeurs et grenouilles, oui ! 

8. Quelle est votre meilleure technique pour vous obliger à écrire et arrêter de tout remettre à demain ?

Hm, je n'ai pas de technique. Essayer d'écrire tous les jours est déjà un exploit en soi ! C'est pas mal !
9. Que préférez-vous grignoter en écrivant ?
Ça dépend de l'humeur. Généralement, du chocolat, un biscuit ou des chips ! En soirée, des litres de café !
10. Qui taggez-vous ?
Je propose à Illiane de prendre la suite !


Seconde partie :

Alors, je copie honteusement ma dearest mais je vais vous proposer à présent de me connaître un peu plus ! Pour ce faire, voici 11 choses à savoir à mon sujet.

  1. Je suis belge et je revendique haut et fort ma belgitude !
  2. J'adore l'Égypte. Je pense secrètement avoir été égyptienne dans une vie antérieure car je me suis toujours sentie heureuse sur les terres des pharaons et malgré les 5 fois où j'y suis allée, j'espère y retourner dans les années à venir.
  3. Je suis une grande angoissée et je manque cruellement de confiance en moi.
  4. J'ai une oreille pointue, comme Spock.
  5. Je ronge les peaux de mes pouces (je sais, c'est mal mais ce sont mes nerfs ^^).
  6. J'adore chanter et pas que sous la douche (et je chante assez bien parait-il !).
  7. Je suis d'humeur changeante, pouvant passer du rire aux larmes.
  8. Je suis très émotive (je peux pleurer en lisant ou en écoutant de la musique).
  9. J'adore l'opéra et je rêve de pouvoir un jour assister à une représentation en direct des grands airs d'opéra. Je regrette de n'avoir pu jamais voir Pavarotti chanter en vrai !
  10. Je suis une ancienne grande sportive : basketteuse d'un certain niveau et skieuse passionnée. Depuis, je ne pratique plus l'un  des deux et le second, très rarement.
  11. J'adore l'art et la peinture, notamment. Je suis une grande fan de Magritte, Chagall, Miro et Dali. Sans doute, la "faute" à mon prof d'histoire de dernière année qui m'a transmis le virus ^^

 Enfin, dernière partie : . Le questionnaire de ma dearest : 

1)   Thé ou café ?

Les deux, ça dépend le moment.

2)   Si tu écris, quel genre t’éclate le plus ?

Je n'ai pas de préférences à vrai dire. J'écris dans des genres divers, autant de la poésie que du fantastique ou de la SF (même si j'avais plus de mal avec cette dernière !).

3)   Comment te vois-tu dans dix ans ?

Heureuse, je l'espère.

4)   Ta plus grande phobie ?

Les araignées, sans nul doute. Et je dois remercier ma dearest d'ailleurs car grâce à elle, je dois avouer que j'ai appris à aimer les araignées.

5)   Si tu pouvais vivre dans un univers de fiction, quel serait-il ?

Le Seigneur des Anneaux. Le monde des elfes est assez allégorique, fantasmagorique, merveilleux et si intriguant. J'aimerais vivre dans un tel endroit (mais sans Sauron de préférence !).

6)   Un bon génie te propose trois vœux, que choisis-tu ?

Que les miens et moi nous soyons toujours en bonne santé, vivre avec passion et joie, vivre les grandes émotions de l'histoire dans un engin à remonter le temps !

7)   Tu pars et tu ne peux emporter qu’un seul livre/CD/DVD, quels seraient tes choix ?

En dvd, je choisis Abyss, Stargate et Notting Hill. En livres, le choix est plus ardu. Je n'ai pas de livres préférés, simplement des livres que j'aime beaucoup.

8)   Papier ou numérique dans tes lectures ?

Les deux. J'ai une liseuse que j'emporte partout. A la maison, j'aime aussi toucher un bon livre papier !

9)   Qui (vivant, mort, fictif ou réel, peu importe !) inviterais-tu à partager un repas avec toi ?

La reine-pharaon Hatshepsout ou Hercule Poirot

10)  Le premier mot qui te vient à l’esprit en parlant d’écriture, c’est…

Imagination. J'aime inventer des choses, des mondes. J'aime aussi utiliser le réel pour le teinter de fantastique !

11)  Pourquoi tu blogues ?

 Parce j'aime raconter des choses, partager avec les autres. C'est pour ça que je tiens ce blog et que je suis ravie de vous y accueillir !


A mon tour de tagger d'autres victimes (rires) qui devront répondre à ces questions :

1) Plus lecture ou écriture ?
2) Si tu écris, dans quel contexte es-tu le plus à l'aise pour le faire ?
3) Lecture numérique ou papier ?
4) La chose que tu emporterais si tu devais t'exiler sur une ile déserte ?
5) Un personnage célèbre que tu aurais aimé être ? 
6) Si l'on t'offrait une seconde vie après la nôtre, en quoi te réincarnerais-tu ?
7) La qualité qui te définit le plus ? 
8) Le défaut ?
9) Le défi que tu aimerais relever ? 
10) Quelle est ta plus grande peur ? 
11) De quoi es-tu le plus fier/fière ?


Allez, à votre tour ! ;)

 
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