mardi 11 mars 2014

[Chronique] Les Foulards Rouges - Episode 1 : Lady Bang and The Jack




Titre :  Lady Bang and The Jack (Episode 1 de la série "Les Foulards Rouges"
Auteure : Cécile Duquenne
Editeur : Bragelonne, Collection Snark
Nbre de pages : 79 pages (édition papier)

Ce que vous y trouverez :
- un mélange de genre savamment dosé
- une planète-prison intrigante
- des personnages hauts en couleur, qui n'ont pas froid aux yeux 
- une intrigue rondement menée avec son lot de complexité
- un format qui se prête aux déplacements et aux aléas de la vie quotidienne chargée

Ce que vous n'y trouverez pas :
-un récit gentil où la violence est inexistante
- des créatures mythiques
- des prairies verdoyantes au climat tempéré (à Bagne, il fait chaud. Très chaud !)
 
4ème de couverture :

Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.
Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats et ses missions. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait son boulot plutôt bien – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, quelqu’un à qui elle en veut profondément... et qui, pourtant, a peut-être quelque chose de nouveau à lui offrir, une chose qui n’a pas de prix. Acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde pour écouter ce que son envoyé, le mystérieux Renaud, a à lui proposer ?

Mon avis :

Je connais Cécile depuis longtemps. J'ai même eu la joie de la rencontrer plusieurs fois. Outre son extrême gentillesse et le plaisir de partager avec elle sur l'écriture en général, sa plume est des plus élégantes. Déjà lue grâce à d'autres romans déjà parus (Entrechats ou encore Nécrophiles Anonymes), Cécile est ce qu'on peut qualifier d'auteure à surveiller. Elle a un style bien à elle, agréable, percutant et incisif.

Et cet ouvrage ne déroge pas à la règle. 

Attention, risque de spoilers.

Je ne serai sans doute pas des plus objectives. J'ai bêta-lu le syno des Foulards Rouges sur CoCyclics en son temps. J'avais donc une idée de ce qui se tramait avant même d'ouvrir le fichier sur ma liseuse, mais... force est de constater que j'ai été surprise de retrouver certains détails que ma pauvre mémoire avait oublié. Et quelle joie de retrouver Lara alias Lady Bang. C'est avec plaisir et tremblement que j'ai partagé ses aventures. Et la rapidité avec laquelle j'ai lu l'entièreté (quelques heures à peine ce matin) du récit montre à quel point, une fois plongé dedans, on a beaucoup de mal à émerger.

Le récit est punchy, frais, revigorant. Le style est agréable, les images fort belles (ce qui accroît le côté poétique de certaines descriptions ou le réalisme assuré d'autres). Le récit ne s'encombre pas de détails inutiles, il va à l'essentiel et c'est d'autant plus jubilatoire. Car on  ne s'ennuie pas, le rythme est haletant, presque pas de répits dans l'histoire qui s'enchaîne à merveille. Tous les rouages, non visibles et qui trouveront leur résolution plus tard, sont lancés, introduits avec succès. Le mélange des genres est sans aucun doute un des atouts du récit aussi !

Le rythme aussi est intéressant. Les découpes en épisode prennent tous leurs sens dans un format parfois décrié mais finalement assez cohérent et agréable (perso, j'adore ce format). On ne souffle pas, on est pris dans l'histoire, on la vit.

Revenons un instant sur le mélange des genres. D'aucuns disent qu'il s'agit là d'un Ovni. Sans nul doute. Un ovni tant il reprend certains codes de genres bien connu comme le planet opera ou le western mais dans un concept relativement nouveau. On est dans le transgenre, une combinaison savamment orchestrée et cohérente qui plus est. On ne peut que saluer la réussite d'une telle entreprise car là où le pari s'avère risqué, le résultat est au rendez-vous. Sans pour autant copier bêtement les codes, Cécile les intègre, les manipule, les assemble avec beaucoup d'intelligence. Et ça fonctionne parfaitement !

Les personnages sont aussi très bien caractérisés et dépeints. Ils sont troublants de cohérence dans cet univers hostile qu'est Bagne. Lara en tête, bien évidemment. Têtue, un brin chanceuse parfois (*rires*), tête de mule, émouvante par rapport à Will d'une certaine manière, méfiante (surtout avec Renaud), en colère (nul besoin de préciser contre qui, vous l'aurez tous deviné !). Le cocktail prend chez moi et j'ai déjà hâte de retrouver Bagne, Lara, le Capitan, Claudia, Renaud et les autres.

Bon, oui, je l'avoue, j'ai déjà eu un avant-goût de l'intrigue mais j'essaie de l'oublier pour être prise encore par surprise. À nouveau - et ces temps-ci, c'est récurrent tant les livres sont bons ! - je vous encourage à découvrir Foulards Rouges ! Cécile Duquenne, un nom à bien retenir !

Le plus du livre

La couv' de rêve ! (Et les autres sont tout autant à tomber par terre ! )

2 commentaires:

  1. "Le mélange des genres est sans aucun doute un des atouts du récit aussi ! »

    Complètement d’accord avec toi ! Et ces couvertures, sublimes… C’est vraiment une série à suivre de près (sans parler de son auteur !).

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