Eh voilà, c'est officiel à présent ! Je figure au sommaire du prochain codex, du Collectif Hydrae (Codex n°10), consacré aux Haïkus (vous savez, cet art poétique japonais...).
Voici quels seront mes copains de sommaire :
David Osmay
Anne Rossi
Bérengère Rousseau
Béryl Asterell
Nicolas B.
Wulf
Laurent Vidal
Bernard Weiss
Céline Brenne
Marc
Oreggia
Marie-Laure Varoqueaux
Félicitations !
Je vous tiendrai au courant de la sortie !
mercredi 25 avril 2012
vendredi 20 avril 2012
Hunger Games : La révolte (T3)
Eh oui, voilà. C'est fait. J'ai dit au revoir à Katniss, Peeta, Haymitch, Buttercup et tous les autres hier après-midi. Non sans une larme à l'oeil, l'envie d'en savoir encore plus et un goût de trop peu dans la bouche.
Le troisième a tenu en grande partie ses promesses. Attention, comme d'hab, spoilers inside !
Contrairement à d'autres, j'ai aimé ce troisième opus. Cependant, je rejoins l'avis général : il est de moins bonne qualité que les autres. Il est sans aucun doute plus noir encore et parfois, la voie, la direction prise par les personnages est radicale.
Katniss, pour commencer. Le symbole de la rébellion, le Geai Moqueur, le visage des rebelles et même en quelque sorte, une terroriste, une meurtrière. Étonnant tout de même d'en arriver à ce cas de figure. J'étais loin de m'imaginer un tel revirement quand je terminais le premier ou débutais le second. Malgré tout, je crois que l'ensemble forme un tout cohérent, un assemblage organisé et dont les enjeux sont clairs et pourtant parfois mystérieux selon que l'on se place dans le camp rebelle dirigeant ou subalterne.
De temps à autre, on a encore envie de lui coller une baffe, surtout quand elle va secourir Peeta. Indirectement, son égoïsme prend le dessus. Elle se sent blessée et pourtant, il la voit enfin telle qu'elle est réellement : calculatrice, manipulatrice, cinglante et froide. Au dehors, bien entendu, car si elle se lâchait davantage, l'affaire aura été pliée depuis longtemps. Malgré tout, cela pourrait agacer voire lasser le lecteur. Il lui faut trois bouquins pour comprendre qu'elle ne peut pas vivre sans lui... Lui qui l'a soutenue, aimée tout le temps, cajolée, consolée, protégée. Au risque de sa propre vie. Et là, bam ! ça lui revient comme un boomerang. Enfin, elle comprend. Enfin, elle l'embrasse d'un vrai baiser, même si le moment est étrange. Là on se dit : ouf ! ça y est, même si elle ne lui dit pas de but en blanc, "je t'aime comme une dingue", on sait qu'elle a enfin déposé les armes. Ça fait du bien au lecteur, ça !
Peeta, à présent. Le pauvre. on est inquiet pour lui tout au long du bouquin et on regrette presque qu'il n'ait pas eu voix au chapitre - une voix propre carrément, un "je" dans le bouquin. Intérieurement, on sait ce qu'il endure, même si ce n'est dévoilé qu'à demi-mots, qu'en sous-entendus. On comprend rapidement et on se prend à rêver d'un plan pour aller le sauver. Ce qui arrive bien entendu, et quel soulagement d'ailleurs ! son retour est bien amené et ce qu'il a subi a des conséquences pour tous. Ça aussi, c'est intéressant parce que cela amène du piment dans les relations déjà tendues entre Katniss et son entourage. Surtout qu'elle se garde bien d'avouer ses sentiments (et dieu sait que Finnick a bien tout compris !). La fin est tout bonnement intense. On se prend d'affection pour lui, on vit avec lui ses difficultés du quotidien, notamment quand il oblige les autres à le garder menotté, à l'attacher même à la rampe pour l'empêcher de s'enfuir voire de tuer Katniss (ah ah ah la scène où il tente de l'étrangler ! Ça lui remet les idées en place tiens !). Quant à la fin, la toute fin, on leur jette un regard tendre, finalement. On pouvait s'y attendre, même si au vu des derniers événements, on ne l'espérait plus vraiment. J'en suis contente, je n'aurais pas pu admettre une autre fin à vrai dire.
Haymitch, égal à lui-même a priori sauf qu'on se prend une grosse claque ensuite. L'ivrogne n'est pas qu'un ivrogne bête et méchant. Non, il fait partie du complot aussi, tout comme Cinna, tout comme le remplaçant de Seneca, Plutarch. Et finalement, à mesure qu'on lit le livre, on ne peut s'empêcher de voir la tête de Woody Harelson - vous avais-je déjà dit que je l'adore ? - et nul doute qu'il colle à l'image que l'on peut se faire, visuellement j'entends. J'aime l'ambiguïté du personnage. Il frappe où ça fait mal et il a diablement raison quand il le fait. Il sait quand et où frapper pour que cela ait du sens, de l'impact, une réponse digne du coup porté.
Le Président Snow, enfin. Je vous le disais dans mon précédent billet, l'acteur qui l'incarne, je l'adore. Là encore, je trouve que le choix est plutôt judicieux. Du coup, je visualisais parfaitement bien les réactions et les mimiques du personnage à chacune de ses interventions. Là encore, Suzanne Collins joue sur l'ambiguïté d'un personnage. Finalement, derrière le faste du Capitole, derrière l'apparente assurance du président, il y a les failles de l'être humain, de l'homme. Quand on lit en détail ses interventions, quand on tente - et c'est dur malgré tout - de se mettre à sa place, on peut envisager l'espace d'un instant qu'il s'est retrouvé au piège de sa propre propagande. Comme empêtré dans les rouages d'un système qu'il a mis en place, fait évoluer pour au final tirer les ficelles sans vraiment les tirer. Et à bien y regarder, les rebelles du District 13 ne sont pas si différents de lui. Chacun terroriste à ses heures et capable du meilleur comme du pire pour parvenir à ses fins. Le reflet de notre société en quelque sorte, même si l'histoire se passe dans un lointain futur, le fond n'est pas si différent.
En somme, le revirement tranché des petits adolescentes inoffensifs du début n'est sans doute pas innocent. Quand on vit l'atrocité, quand elle vous happe au quotidien, est-on capable de faire autre chose ? Je n'en sais rien, mais fondamentalement, il est possible qu'un jour nous en arrivions là. La fiction n'est plus si éloignée de la réalité en fin de compte.
Je ne parlerai pas de Gale. Lui aussi à certains moments, j'aurais voulu lui coller des baffes pour être souvent resté dans l'ombre de Katniss sans vraiment lui remettre les idées en place. Peut-être avait-il eu la lucidité qu'il n'était pas celui qui lui fallait, en jouant la carte de l'honnêteté avec Peeta lors de leur discussion sur ce que ressentait Katniss pour eux deux. Elle choisira celui qui lui apportera quelque chose, en gros. Elle a choisi plutôt celui sans qui elle ne pouvait pas vivre, celui qui comprend, qui ressent qui sait.
J'accorderai une mention spéciale à un personnage particulier : Buttercup. Il m'a fait pleurer quand Prim est morte. Quand sa souffrance est devenue si vive que Katniss a craqué et là, on a pu déceler toute l'humanité du personnage.
J'ai un pincement au coeur en refermant les aventures de Katniss pour plusieurs raisons. J'ai aimé l'histoire, finalement à cent lieues de Battle Royal même si certains y voient des similitudes (honnêtement, pour l'avoir vu, je n'en vois aucune ^^). Je me suis attachée aux personnages, même si parfois, j'ai eu envie de les baffer, encore et encore. L'histoire n'est pas si éloignée de la vérité. Le contexte politique qui amène son lot de surprises tant dans sa complexité que dans l'objectif principal d'une telle organisation (qui n'est sans rappeler la Rome antique, effectivement).
Il ne me reste qu'à dire merci à Mme Colllins. Alors merci Suzanne pour ce voyage en compagnie de ces personnages si atypiques !
mercredi 18 avril 2012
Hunger Games : L'embrasement (T2)
Et voilà, hop, emballé, c'est pesé ! J'ai terminé, en moins de trois jours, ma lecture du deuxième tome des Hunger Games.
Je dois dire que je n'ai pas été déçue. Le rythme est encore plus effréné, soutenu, intenable et on - enfin, moi - ne peut s'empêcher de poursuivre la lecture. Encore et encore. J'ai eu beaucoup de mal à reposer le livre sur ma table de nuit. Je l'ai terminé hier soir, tard et j'ai eu le réflexe automatique de m'emparer du suivant et dernier tome.
Flash-back (attention, spoilers inside).
Souvenez-vous que pour le premier livre, je déplorais quelque peu la personnalité de Katniss à qui je voulais parfois filer des baffes. Durant ce deuxième tome, j'ai eu cette envie de manière moins régulière sans compter le nombre de fois où j'ai eu envie de lui crier "mais vas-y embrasse le vraiment Peeta, pauvre cruche !". Avec ses airs de sainte nitouche ou de jeune fille que rien n'atteint en matière d'amour, ce n'est pas difficile de vouloir en arriver là.
J'ai beaucoup aimé les flashbacks sur les relations entre les participants durant les premiers jeux et notamment les références à Rue, Tresh et la scène qui se déroule dans leur district m'a émue. Aux larmes, je le reconnais. Je me suis laissée prendre par l'émotion qui a découlé de la réaction des gens de ce district et de la mélodie de Rue... ces quatre notes, je les ai presque entendues. Pari réussi, Suzanne !
Concernant Haymitch, toujours égal à lui-même. Pour un peu, je lui enverrais un kilo de tomates pourriers à la tronche (compte-tenu de ce que je sais du troisième à présent que j'y suis plongée aussi !). Néanmoins, je ne suis pas totalement surprise non plus.
Le Président Snow me parait encore plus perfide et pervers. Un personnage que je ne peux m'empêcher de voir sous les traits de Donald Sutherland à présent et j'en suis ravie car j'aime beaucoup cet acteur.
Revenons à Katniss. Une scène qui m'a marquée et je l'ai vue devant mes yeux tant j'étais prise par le récit, c'est la scène avec la robe de mariée qui laisse apparaitre une autre robe en-dessous. J'ai visualisé le tour et l'apparaition des plumes... J'ai vu le geai moqueur. Je l'ai vu et je me suis prise à rêver que je faisais partie de la rebellion.
Le contexte socio-politique me parait plus fort dans ce tome deux et l'on ne peut s'empêcher d'espérer effectivement qu'il y ait des restes du District 13. Bien évidemment, le troisième opus possède son petit lot de surprises à cet sujet. J'en parlerai plus tard.
Les jeux de l'Expiation tiennent leur promesse et rien que la mise en jambe durant la préparation, notamment lorsque les tributs se présentent devant les juges m'a laissée pantoise tant c'était bien amené et surtout surprenant !
Le rythme, le triste sort réservé à Cinna, l'ambiance oppressante à chaque nouvelle horreur qui innonde le dome infernal. L'horreur pure et simple. Un véritable calvaire et on ne peut imaginer un instant que le Capitole souhaite réellement qu'il reste quelqu'un en vie.
Pour ce qui est de la suite, elle est rondement menée et le suspens est bien tenu. Les fils se mêlent mais on ne se doute pas de tout, tout de suite non plus et ça, c'est incroyablement intelligent et fin !
Quant à la dernière phrase... elle fait froid dans le dos.
Nul doute que je reviendrai rapidement vous faire le topo du trois !
samedi 14 avril 2012
Le Jeu de l'Ombre : chronique
Hello la compagnie !
Souvenez-vous, début avril, je vous proposais l'interview de Sire Cédric. Dans ma note consacrée à mes projets en cours, j'avais aussi la lecture de son "Jeu de l'ombre".
Voilà, c'est fini ! J'en suis venue à bout, non sans regrets de voir déjà l'histoire arriver à sa fin ! Preuve que la lecture m'a satisfaite.
Revenons sur le contenu à présent. Attention, SPOILERS inside !!!!
Comme d'habitude, Sire Cédric nous embarque dans un thriller à l'atmosphère pesante. Du fantastique, du surnaturel, des monstres et ce cher Alexandre Vauvert. Que demander de plus ? Tout est là !
La plume est agréable, le style bien pesé, l'intrigue rondement menée. Le rythme est soutenu, tant soutenu que lorsqu'on est pris dans le flot de mots, on a beaucoup de mal à reposer le livre, quitte à absorber d'emblée une bonne centaine de pages. On n'est ni dans le gore (malgré quelques scènes bien sanglantes), ni dans le graveleux. C'est écrit avec beaucoup de doigté, sans tourner autour du pot cependant. C'est efficace !
J'ai eu du mal à entrer dans le vif du sujet, plus que pour "De fièvre et de sang". C'est relativement vite passé. Une fois entré dans le vif du sujet, on ne peut plus se détacher du livre.
Les personnages sont bien campés, bien caractérisés et on ne peut pas ne rien ressentir pour l'un ou pour l'autre. J'en connais qui ont adoré détester Malko, mais pour ma part, je l'ai adoré. Son côté détaché, désinvolte, fonçant tête baissée. Je n'ai eu aucun mal à le visualiser. Du coup, quand les événements se précipitent pour lui j'en suis presque arrivée à me dire "oh non, pas lui ! ça ne peut pas être lui !" (rires). Alexandre Vauvert est comme dans le tome précédent, égal à lui-même et on en apprend davantage sur lui, sur son vécu par rapport au livre précédent (qui se lisent bien évidemment indépendamment l'un de l'autre et qui ont des intrigues bien différentes) et sa discussion avec la médium est on-ne-peut-plus mystérieuse (sans l'être vraiment, on se doute bien que cet aspect du personnage réapparaitra bientôt !).
Cet opus est également l'occasion de s'attacher à des personnages secondaires tels que Jeff et son passé trouble, un membre de sa famille dont on préférerait taire le nom ou encore le médecin légiste et les collègues de Vauvert. Un microcosme intéressant, attachant qu'on n'a pas envie de quitter.
L'intrigue en elle-même est fidèle aux autres écrits de Sire Cédric : mystères, surnaturel, ambiance lourde et pesante mais prenante. L'enquête se déroule dans des endroits d''où se dégagent également cette atmosphère que je décris plus haut. Ce qui rend l'intrigue et l'univers encore plus cohérent et bien ficelé.
L'apogée de l'enquête et les soupçons qui se portent finalement vers quelqu'un d'autre, Jack pour ne pas le citer, suivent une trajectoire logique, établie dans le récit ni trop tôt ni trop tard. Ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas et que l'on ne sait pas à la 23ème page qui tue avant que le contenu n'ait été dévoilé avec subtilité.
Seul point négatif - si tant est que je puisse vraiment le qualifier ainsi - : l'épilogue. Très court, comme le veut la tradition de l'épilogue, il jette un voile de mystère sur la fin du roman. Comme une porte ouverte vers l'imaginaire du lecteur. Qu'est-il réellement advenu de Malko ? Que lui est-il arrivé ensuite ? Et Belleville ? Et Larrieu ? Que pense finalement Vauvert du chien et de ce qu'il ne pouvait définir mais qu'il sentait comme oppressant, étrange ? Autant de questions sans réponses qui lancent les débats, alimentent les conversations, fait bouillonner l'imagination des lecteurs mais aussi autant de questions qui peuvent frustrer la lectrice que je suis et qui aime tout savoir. C'est un parti pris que de laisser un coin de voile sur l'intrigue, mais j'avoue être restée un peu perplexe, perturbée par ces quelques lignes. Mais ce n'est pas grave, ça n'a pas entâché mon envie de lire ce livre ni de relire à nouveau Sire Cédric.
Pour conclure, je dirai simplement ceci : nul doute qu'à moi aussi, le pianiste manquera.
Merci Sire Cédric pour ce moment d'évasion !
dimanche 1 avril 2012
Sire Cédric sur le grill !
Voilà, ce sont les vacances. C'est ainsi l'occasion pour moi de vous faire découvrir ou redécouvrir un auteur de talent de qui émane une atmosphère étrange, mystérieuse, presque surnaturelle.
Je reçois en ce premier avril - et ce n'est pas un poisson, je vous rassure ! - Sire Cédric. Auteur à la portée du public, disponible, agréable et sympathique.
Place à l'interview !
Bonjour Cédric ! Ravie de te recevoir en
ces lieux. Je t’ai découvert l’an dernier, aux Imaginales. J’avais déjà eu
l’occasion d’entendre parler de toi à maintes reprises, mais pas encore eu
celle de te lire. Depuis, je te rassure, l’oubli est réparé. Je dois dire que
j’ai été agréablement surprise par tes écrits. Ce n’est pas mon genre de
prédilection mais De fièvre et de sang
m’a tant plu que j’ai eu envie de poursuivre mon aventure dans ton univers.
Certaines personnes de mon entourage te
connaissent fort peu. Qui es-tu, Sire Cédric ?
Eh bien, j’écris des thrillers, teintés de
surnaturel, et avec beaucoup d’action ! (Rires.) Mon cinquième roman, Le premier sang, vient de paraître aux
éditions Le pré aux clercs.
Le thriller est un genre assez vaste
finalement. Pourquoi t’être orienté vers ce style si particulier ?
Parce que j’ai toujours adoré les romans
d’aventures, les mystères, les émotions fortes. Comme de nombreux auteurs,
j’écris ce que j’aimerais lire.
Tu es quelqu’un de très abordable en
salon, tu prends le temps de discuter avec tes lecteurs et fans. La relation
avec ton public semble avoir une grande importance pour toi. Pourquoi ?
L’écriture est un partage. J’écris pour eux, pour
tous ces lecteurs et ces lectrices. Pour leur faire passer un bon moment. Quand
ça fonctionne, je suis aux anges ! Et puis, c’est vrai, j’adore les
rapports humains. Pouvoir rencontrer les lecteurs est un pur bonheur pour moi,
cela boucle la boucle, en quelque sorte. Sans lecteurs, un auteur n’existe pas,
non ?
Récemment, sur ta page Facebook, un débat s’est
ouvert sur le fait qu’il est parfois difficile de trouver certains romans dans
les rayonnages de plus petites librairies (mais pas que !), notamment les
tiens. Une difficulté récurrente que partagent de nombreux auteurs,
semble-t-il. Est-ce décourageant ?
Peu de choses me découragent. (Rires.) Le
problème, à l’heure actuelle, c’est qu’il y a tellement de livres publiés que
tous ne peuvent trouver leur place en librairie. Les libraires manquant
d’informations, ils ne commandent pas ce qu’ils ne connaissent pas. Il ne faut donc
pas hésiter à aller leur réclamer les livres, et leur suggérer de les lire
eux-mêmes ! De mon expérience, ça fonctionne !
Revenons à tes écrits. Ton nouveau livre Le premier sang vient tout juste de
sortir. Peux-tu nous le présenter en quelques mots ?
L’histoire du Premier sang commence en région parisienne, quand un gros dealer se
fait assassiner dans une cité… La policière albinos Eva Svärta commence une enquête
qui la ramènera irrésistiblement aux sombres secrets de son enfance, quand elle
avait six ans, et qu’elle a vu sa sœur jumelle se faire assassiner sous ses
yeux… Heureusement, le commandant toulousain Alexandre Vauvert la rejoindra
pour l’aider, et la sauver d’elle-même… peut-être.
À nouveau – et avec plaisir, je dois dire – nous
retrouvons les personnages d’Alexandre Vauvert et Eva Svärta. Qu’est-ce qui t’a
donné envie de les remettre encore en scène ?
Je suis très attaché à ces personnages, à leur
aventure amoureuse d’une part, mais aussi aux épreuves qu’ils doivent traverser.
J’en dis un peu plus sur eux dans chaque roman… et ils ont encore des tas de
choses extraordinaires à vivre !
Tu développes avec beaucoup d’aisance la
psychologie des personnages, tantôt mystérieux voire torturés. Est-ce un
élément important pour toi pour donner du relief à un roman ou est-ce quelque
chose que tu développes, finalement, sans trop y réfléchir ?
Cela me semble naturel. Au-delà de l’action,
des mystères et du dépaysement, les romans parlent tous de ça : l’être
humain, nos questions, nos angoisses, nos réactions face aux épreuves de la vie…
Tes récits semblent baignés dans une certaine
atmosphère surnaturelle. Je trouve que c’est un point de repère évident et que
chaque livre est finalement très différent du précédent, mais n’as-tu pas peur
que cet aspect lasse ou se fane ?
Le côté surnaturel est un peu ma signature,
c’est vrai. C’est ma façon d’imaginer la vie, et de faire résonner des
émotions, ou des interrogations qui me tiennent à cœur. Je ne pense pas que ça
puisse lasser, depuis l’Iliade
jusqu’à nos jours, les superstitions font partie de nos vies, non ? Et il paraît
que même dans les machines il y a des fantômes…
Quelle est ta recette pour écrire ?
Comment te viennent tes idées ? De quoi t’inspires-tu ?
Je n’ai aucune recette, j’essaie au contraire
de me renouveler à chaque livre. Quand je commence à écrire, je sais précisément
où je vais, mais pas encore comment. Les idées me viennent au fur et à mesure, dès
que je me mets à taper sur les touches du clavier. Il me suffit de me projeter
dans mes personnages, je les aime tellement qu’ils s’animent facilement…
Où pourra-t-on te rencontrer dans les semaines
à venir ?
La liste de mes prochaines rencontres et dédicaces
est mise à jour régulièrement sur mon site à cet endroit : http://www.sire-cedric.com/agenda
Je vais terminer par la question que je pose à
tous ceux qui passent par ma demeure : quels conseils donnerais-tu aux
jeunes auteurs ou auteurs en devenir ?
Lire beaucoup, écrire beaucoup. Et ensuite,
lire davantage, et écrire encore.
Un grand merci pour ton temps, Cédric !
Ce fut un plaisir de t’accueillir !
Un plaisir partagé ! À bientôt !
Voilà, à très bientôt pour d'autres interviews !
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