dimanche 26 février 2012

Chronique : Hunger Games - Tome 1





Ça y est ! J'en suis venue à bout, et les 3/4 sont passés comme une lettre à la poste ! Le début m'avait quelque peu perturbée, je n'accrochais pas beaucoup mais visionner la BA du film à venir m'avait donné envie de dépasser cette première impression. D'autant que les avis que j'avais pu glaner confirmaient le positif du livre.

Je me suis donc un peu forcée et comme le développement se fait relativement rapidement - on entre dans le vif du sujet très vite - le pari fut gagné en un tour de main. Je suis donc restée scotchée du début à la fin.

Attention, spoilers inside !!

J'étais perplexe au départ, connaissant le pitch du bouquin. J'avais peur que ça traîne en longueur pour le "plantage" de décor et la progression des Jeux. Mais rien de cela. Au contraire. 

Le plantage se fait relativement vite : on arrive aisément sans fioritures à la scène de l'élection des candidats. Une fois cela réalisé, le tout s'enchaîne. Les candidats sont emmenés au Capitole. Là encore, des détails qui se glissent de manière fluide et pertinente. 

Le point intéressant, c'est que l'auteure se sert des flashbacks pour établir une certaine amitié pour les personnages, et notamment le personnage de Peeta. Je parlerai plus tard de Katniss. Concernant ledit jeune homme, fils du boulanger, Suzanne Collins joue sur une certaine ambiguïté du personnage, tantôt relativement distant et méprisant (surtout dans ses attitudes, plus que dans ses paroles), tantôt protecteur à l'égard de Katniss et cela par des moyens détournés.

Cette dualité est justement agréable pour ne pas dire séduisante, sinon, on saurait tout de suite qu'ils vont tomber amoureux. Mais est-ce le cas ? Finalement, on se pose la question jusqu'à la fin et encore, on peut avoir quelques doutes quand tout se dévoile dans les deux derniers chapitres.

De là, intervient le ressenti pour Katniss. Plusieurs fois, j'ai eu envie de lui coller des baffes. Non pas qu'elle soit une Mary-Sue, pas vraiment à vrai dire. Mais son protectionnisme outrancier, sa préservation puis son exultation manigancée ont eu parfois raison de ma patience. J'ai plusieurs fois eu l'envie qu'ils se bouffent le nez, se disputent violemment et s'embrassent enfin pour la sacro-sainte réconciliation naturelle. Hélas ! non. Rien de tout ça. Cependant, certains comportements, certaines démonstrations, certains signes ne trompent pas. De l'amour, il y en a. Peut-être pas le même dans le chef de chacun mais qu'importe, on peut ne pas tomber amoureux au premier regard ;-)

Concernant la progression des Jeux de la faim en eux-mêmes, je dois reconnaitre que l'auteure a fait preuve d'un grand talent. J'ai été happée par la manière dont elle a su gérer la tension, l'évolution - sans que cela ne devienne lourd et ennuyeux - et la montée en puissance des différents concurrents. C'est un pari plus que réussi à nouveau.

Pour  ce qui est de l'écriture en elle-même, raconter l'histoire au présent est osé - j'ai beaucoup de mal à le faire, toujours tendance à revenir au passé simple - et je salue bien bas l'auteure pour m'avoir embarquée avec elle malgré cet aspect rebutant. 

Ce matin, quand j'ai fermé le livre, je me suis plongée sur le net pour en savoir plus et j'ai tremblé. Je tremble encore parce que je ne pourrai pas m'acheter les livres tout de suite et que je devrai donc patienter encore un peu. 

Qu'à cela ne tienne, ma PAL crie au secours ^^

jeudi 23 février 2012

Les interviews d'Éärané : des auteurs sur le grill

J'ai pour coutume d'inviter des auteurs à passer par chez moi. Entendons-nous, je ne les invite pas pour prendre le thé, même si je reconnais que l'idée est plus que séduisante. Non, du tout. Je les invite pour parler de leurs actualités respectives, de débattre de la question de l'écriture et de leurs motivations, de leurs envies, leurs difficultés. Bref, je tente de les amener à se positionner face à leur travail, à l'écriture en général et leurs projets en cours ou à venir.

À ce titre, l'an passé, j'avais eu la grande chance d'inviter des auteurs en devenir, des gens plein de talent et de ressources, des gens dont le nom est à retenir, sans aucun doute. Ainsi, sont venus s'installer dans mon antre : Cécile DuquenneSamantha BaillySyven. Autant dire que ces moments furent particulièrement intéressants pour moi, à la fois en tant qu'auteur en devenir aussi mais en tant que lectrice. Ensuite, ce fut l'occasion de partager le vécu d'auteurs avec tout un chacun, fan ou non.

J'avais également reçu l'une des Permanentes de CoCyclics, Blackwatch, pour son ressenti et ses impressions sur le cycle de bêta-lecture proposé par le Collectif.

Pour cette année, je vous réserve quelques belles surprises, liées entre autre à l'actualité littéraire des prochains salons de SFFF (mais pas que !). Ainsi, le mois de mars va se révéler particulièrement riche en sorties littéraires (déjà répercutées sur le blog) et j'aurai l'immense plaisir d'accueillir deux des auteurs dont les ouvrages ont été référencés ici ! 

Je peux également vous dire que la troisième personne est une auteure de talent, dont le dernier bouquin est nominé au Grand prix de l'Imaginaire. 

Et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin ! D'autres viendront encore !

Yata !

lundi 20 février 2012

Lectures (et accessoirement, achats ^^) à venir : viva Imaginales !

Je serai aux Imaginales en 2012 ! Ce sera donc l'occasion d'acheter certains bouquins sur lesquels je lorgne ces jours-ci.

Faisons le tour, m'sieurs dames !

Les nécrophiles anonymes : Quadruple assassinat dans la rue de la morgue ~ Cécile Duquenne [Mars 2012]




Découvrez les aventures de Bob le vampire et Népomucène, l’employé de la Morgue, imaginée par Cécile Duquenne (déjà auteur d’Entrechats chez Voy’[el]).

Résumé 

Népomucène, préposé à la Morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre.
Ainsi commencent les aventures des Nécrophiles anonymes.


Les Fedeylins : Sous la surface (Tome 3) ~ Nadia Coste [ Gründ - Mars 2012]



Suivez les aventures de Cahyl et Glark.

Sans spoiler le deux pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu, voici le résumé du premier tome :

Comme tous les fedeylins, petits être ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend. Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.


Le premier sang ~ Sire Cédric [ Le pré aux clercs - Mars 2012]



Retrouvez votre policière préférée, Eva Svärta.

Résumé

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire.
Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte.
Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa soeur jumelle, pressent un danger imminent.
Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?


Il y en a d'autres, je prendrai le temps de vous les présenter sous peu ! 

That's all ! See you !

Je ne chôme pas !

Eh non ! Je n'ai certes pas donné de nouvelles fraîches ces derniers jours mais je tente de rentabiliser mon temps au maximum.

Première chose, mon projet scolaire s'est vu attribuer la bourse pour laquelle nous avions rédigé un dossier de candidature. C'est une bonne nouvelle, mes élèves sont ravis, mes collègues organisatrices aussi, bref, c'est fantastique ! On va vraiment faire quelque chose qui - je l'espère - sera fun et agréable pour tout le monde !

Ensuite, j'ai la grande chance de faire partie de la phase III d'une grenouille - Scipion - et j'en suis ravie. Faute de temps et d'organisation, je ne m'étais pas proposée sur la phase I mais je n'avais pas oublié pour autant le projet. Du coup, je suis très contente de pouvoir travailler avec lui, même si d'emblée, nos univers et nos fondamentaux diffèrent, c'est encore plus enrichissant car je sais que j'apprendrai encore de nombreuses choses en travaillant avec lui ! Puis, c'est quelqu'un d'agréable avec qui on peut discuter et cela fait plaisir. Sur ce projet, je suis accompagnée par Ewallker et Roanne . Un vrai plaisir de partager cette page avec eux !

Troisièmement, j'ai repris l'écriture des aventures de Régis, ma grenouille préférée mais cela fera l'objet d'un autre post. En tous les cas, je prends beaucoup de plaisir à raconter son aventure dans sa quête pour devenir humain - non non, on n'est pas dans le remake de "La princesse et la grenouille" - et je crois que mon écriture s'en ressent : plus fluide, plus fine, moins prise de tête.

Enfin - et j'ai gardé le plus prenant pour la fin - les corrections du Tome 1 du Livre des Tempêtes. Pas simple, pas facile. Je dois reconnaître que je travaille par phases parce que je veux aller à l'essentiel tout de suite et surtout, sans me prendre la tête. Je crois que cela va mieux de la sorte, même si cela me prend plus de temps que prévu et que je ne pourrai sans doute pas le soumettre en cycle avant au moins septembre prochain. Bien entendu, c'est la première partie qui pose souci et qui est la plus dure à mettre en oeuvre - voire en chantier -, le reste devrait couler plus rapidement ensuite.

À côté de ça, je me suis remise à la lecture, ai terminé le T2 du cycle des Fedeylins de Nadia Coste (là encore je dois en faire la chronique pour le blog) et je me suis enfin plongée dans les Hunger Games, le premier volume. Je suis entrée dedans et j'aime beaucoup. Bien sûr, ça ne diminue pas ma PAL et ma prochaine expédition aux Imaginales n'arrangera sûrement pas les choses ! *rires*

Allez, j'ai encore du pain sur la planche ! Yata !

dimanche 5 février 2012

LdT T1 : avancées et flashbacks

Depuis que je me suis attelée sérieusement à la réécriture, je dois dire que cela avance. Pas trop vite, ni trop lentement, à bonne allure dirais-je. Et je suis satisfaite. Il est vrai que j'aimerais avoir encore plus de temps pour m'y consacrer mais pour l'heure, je trouve l'équilibre qui convient à mon quotidien relativement chargé.

Hier j'ai participé à la nuit de l'écriture. J'avais prévu de ne pas me coucher avec les poules et d'écrire sérieusement. Je pense avoir réussi mon pari et ce que j'ai couché sur le papier virtuel me semble cohérent et correct. Pas trop de déchets, c'est déjà ça.

Ainsi, j'ai commencé la réécriture du chapitre 6 en tenant compte des remarques de mon bêta et les miennes. J'ai donc inséré un second moment flashback. La question qui se posait concernant la lisibilité de ceux-ci. Je ne souhaite pas perdre le lecteur dans un contexte déjà bien chargé et il fallait donc choisir au mieux pour éviter de lui mâcher le travail sans pour autant compliquer trop le décor.
Du coup, je me suis demandé s'il fallait user de l'italique ou non. 
Après avoir soumis la question sur le chat, j'ai tranché. Non, je n'utiliserai pas l'italique pour les flashbacks. De plus, je l'utilise déjà pour faire parler mon méchant favori, donc ce ne serait pas intelligent. Et puis, les lecteurs ne sont pas dupes, donc ça ne sert à rien de leur lancer un tel signal "eh les gars, vous voyez, j'avais peur que vous ne compreniez pas ici donc j'ai libellé de sorte à ce que cela soit compréhensible". 
Maintenant, il est possible que je change d'avis plus tard, quand j'aurai fait relire ces passages. À mon sens, l'avis du lecteur sera le déclencheur, celui qui permettra de déterminer s'il faut y avoir recours - à l'italique diantre ! - ou non.

Mais je digresse là, revenons à nos moutons.

J'ai donc écrit la moitié de mon chapitre 6 hier, ai donné du poids à l'un de mes personnages secondaires et ai disséminé çà et là des indices sur la condition ambigüe d'Almar et la dualité qui va le contaminer sous peu. C'était un souci de la V1, le fait que j'amène trop le problème de manière brute, sans guider le lecteur. Ainsi, on voit qu'il y a des ramifications tout au long du récit et je crois que de cette façon, cela gagnera encore plus en cohérence.

Je vous propose donc l'un ou l'autre extrait de ma production nocturne :) 

Let's go !

Extrait n° 1 :


Il s'agit d'une discussion vive la reine Héda et Bilar, chef du protocole, après que l'enlèvement du roi et de Lorelei ait eu lieu (lors des funérailles du père d'Almar).


L’état d’alerte général avait été déclenché et chacun avait été exhorté à se calfeutrer et à ne sortir sous aucun prétexte.
Dans ses quartiers, la reine faisait les cent pas.
— Expliquez-moi ce que tout ceci signifie, Héden, lança la reine, hors d’elle.
Je la contemplai d’un air circonspect. Jamais, je ne l’avais vu dans un pareil état : les joues creusées, le regard noir empreint de colère et de rage, les ongles abîmés à force de les avoir trop rongés sur le chemin du retour.
— Votre Altesse, intervint Bilar, vous devriez…
— Taisez-vous. Je n’ai que faire de vos conseils, veuillez nous laisser. Je suis meurtrie mais pas incapable de m’occuper des affaires du royaume. Me suis-je bien fait comprendre ?
Le chef du protocole baissa le regard, vexé et quitta les lieux. Il me fusilla presque de ses petits yeux malveillants. Je ne l’aimais pas et je ne lui faisais pas confiance. Askaath avait osé apparaître au nez et à la barde de bon nombre des soldats de la Garde Royale. Lui et les siens savaient quand frapper, où ouvrir leur satané portail. J’avais l’intime conviction qu’ils n’avaient pas agi seuls mais il ne s’agissait que d’un ressenti, nullement un état de fait. Cependant, je n’écartai pas la possibilité.

Extrait n°2 :

Un flashback d'Almar : celui-ci se souvient de son adolescence et notamment de sa scolarité.


À l’époque, je n’étais qu’un adolescent insouciant. Enfin, pas trop quand même. Pas du tout serait plus correct à vrai dire. Je n’étais pas un cancre à l’école, mais j’avais du répondant. Je ne me laissais guère démonter par les mythes et légendes et lorsqu’on aborda enfin la question du mystérieux artefact qui avait causé maints tourments à notre civilisation, je ris sous cape. Je n’en croyais pas un traître mot et l’on pouvait même dire que j’étais comme Orek – celui qui ne croyait que ce qu’il voyait – difficile à convaincre, encore moins à berner.[...]

Je sortais de deux heures de sport – de la course à pied, sans doute ce que je détestais le plus – et mon humeur maussade transparaissait plus que d’habitude. D’emblée, Bélor l’Ancien me questionna sur le cours précédent. Bien entendu, comme à l’accoutumée, je n’avais guère relu mes notes. À nouveau, je fus sanctionné d’un zéro. Je m’en foutais finalement, je n’espérais pas faire de grandes études, je voulais avant tout pouvoir continuer à lire, découvrir par moi-même ou avec l’aide de mon père. Il m’avait transmis cette envie d’en savoir toujours plus, je n’avais pas eu besoin de l’aide de mes professeurs pour ça ! [...]

 Extrait n°3 :

Flashback : Almar et son père discutent des prouesses scolaires du premier


Mon père et moi avions eu une discussion vive à propos de mes récents déboires scolaires.
— Tu ne peux pas continuer de la sorte, Almar. Il faut que tu te calmes et surtout, que tu domines ta colère. Ce n’est pas parce que certains ne me portent pas dans le cœur que tu dois obligatoirement leur casser la figure. D’accord ?
— Ouais, c’est bon, j’ai compris. C’est juste que je n’aime pas que l’on médise sur ton compte ou celui de mes parents. Je ne vais tout de même pas les laisser dire, si ?
— Non, bien sûr que non, mais la violence ne t’aidera en rien.
— Bah si, quand même, ça m’aide. Ça m’apaise.


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! La suite, très prochainement !
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